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Les cours du pétrole poursuivent leur repli

Sous les 90 dollars pour le pétrole américain et autour de 98 dollars pour le Brent. Les cours poursuivent leur repli, dans un marché qui anticipe un possible apaisement du conflit entre les États-Unis et l'Iran.


 

Les cours du pétrole poursuivent leur repli, malgré les tensions continues au Moyen-Orient. Vendredi 6 novembre, le baril de brut américain WTI est passé sous la barre des 90 dollars, tandis que le Brent évoluait autour de 97,5 dollars.

Les marchés anticipent un possible apaisement du conflit entre les États-Unis et l'Iran, susceptible de faciliter le retour des exportations pétrolières de la région.

Les contrats à terme sur le WTI perdaient 0,8%, à 89,79 dollars le baril. Le Brent de la mer du Nord reculait dans les mêmes proportions, à 97,55 dollars. Cette évolution prolonge une semaine particulièrement difficile pour les deux références mondiales du pétrole.

Le Brent s'acheminait ainsi vers une baisse hebdomadaire de 16%, qui serait la plus importante depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le WTI affichait, de son côté, un recul supérieur à 13% sur la semaine.

Les élections américaines changent les anticipations du marché

Cette correction s'explique en grande partie par les nouvelles perspectives politiques aux États-Unis. La victoire des démocrates aux élections de mi-mandat, qui leur a permis de prendre le contrôle du Congrès, a renforcé les attentes d'une évolution de la position américaine sur le conflit avec l'Iran.

 

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Les investisseurs anticipent désormais une pression politique accrue sur l'administration de Donald Trump pour rechercher une issue diplomatique à la guerre. Une éventuelle désescalade pourrait permettre de rétablir progressivement les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient et d'atténuer les risques de perturbation de l'approvisionnement mondial.

La perspective a provoqué une forte correction des cours. Mercredi 4 novembre, les deux références pétrolières avaient déjà chuté de plus de 8%, pour atteindre leur plus bas niveau depuis la fin du mois d'août.

Un marché pétrolier qui retrouve des signes d'excédent

Les fondamentaux du marché contribuent également à la baisse des prix. Plusieurs signaux suggèrent un retour progressif à une situation d'offre excédentaire, après les perturbations provoquées par la guerre.

Selon une analyse de JPMorgan, le marché mondial du pétrole aurait renoué avec un excédent de 1,1 million de barils par jour en septembre, avant que celui-ci ne s'élargisse à 1,4 million de barils par jour en octobre. La reprise des exportations du Moyen-Orient, l'augmentation de la production dans d'autres régions et le ralentissement de la demande expliquent cette évolution.

Les données de la société de suivi maritime Vortexa montrent que les exportations de pétrole brut et de condensats depuis le Golfe ont atteint en moyenne 14 millions de barils par jour en octobre, soit environ 86% de leur niveau d'avant-guerre.

Le rétablissement des flux reste toutefois incomplet pour les produits raffinés, dont les exportations ne représentaient encore qu'un peu plus de la moitié des volumes habituels.

La baisse des cours ne signifie pas pour autant que les risques d'approvisionnement ont disparu. Les attaques contre des navires dans le Golfe et le détroit d'Ormuz continuent de perturber le trafic maritime et de maintenir une incertitude sur les livraisons de pétrole.

Jihen Mkehli

 

Publié le 06/11/26 13:29

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