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Les 30 villes les plus attractives d’Afrique : Tunis classée 22ème en 2025

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Tunis perd sept places en termes d'attractivité par rapport à 2024, malgré le fait qu'elle soit la seule ville représentante de la Tunisie. Supposée être le principal centre économique du pays, elle obtient sa note la plus faible dans l'attractivité liée aux investissements étrangers.

 

 

Le magazine Jeune Afrique a récemment publié la deuxième édition de son classement annuel des 30 villes les plus attractives d'Afrique. Il s'agit d'une liste visant à identifier les villes qui réussissent à se développer tout en restant attractives, à la fois pour leurs habitants et pour les investisseurs.

Ce classement mesure plusieurs dimensions clés de l'attractivité urbaine, notamment la qualité de vie, l'accès aux infrastructures et aux services essentiels, le marché de l'emploi, la vitalité économique, ainsi que la capacité des villes à attirer les investissements étrangers.

Pour l'établir, Jeune Afrique s'appuie sur une enquête auprès des habitants, qui permet de recueillir leur perception sur la vie dans leur ville, et prend également en compte l'attractivité pour les investissements étrangers (IDE), afin d'évaluer le dynamisme économique et le potentiel de croissance à long terme de chaque ville. 

Tunis perd sept places en 2025

Dans ce classement, Tunis est la seule représentante de la Tunisie parmi les 30 retenues par Jeune Afrique. Elle se positionne 22ème ville la plus attractive d'Afrique, avec un indice global d'attractivité de 4.98 sur une échelle de 0 à 10, où une note plus élevée reflète une combinaison plus forte de qualité de vie, d'infrastructures, d'emploi, de services essentiels et d'attrait pour les investissements étrangers.

Comparé à l'édition précédente, Tunis recule de sept places, passant de la 15ème  position en 2024 à la 22ème en 2025. Dans le détail des sous‑indicateurs, la capitale tunisienne obtient son meilleur résultat dans la catégorie des services essentiels (eau, électricité, santé et éducation), avec une note de 7.3, la plaçant parmi les meilleures villes sur ce critère.

Quant à la qualité de vie, Tunis reçoit un score de 5.9. En matière d'infrastructures et de logement, la ville atteint un score de 5.8, tandis que le sous‑indicateur entreprises et emploi se situe à 5.1.

Le point le plus faible pour Tunis reste l'attractivité des investissements étrangers (IDE). Avec un score très bas d'environ 0.8, la ville se classe parmi les moins performantes du classement en matière d'attractivité pour les investisseurs.

Le Caire s'impose comme ville la plus attractive

Pour le reste du classement, la capitale égyptienne, Le Caire, se hisse en tête comme ville la plus attractive d'Afrique en 2025, avec un indice d'attractivité de 7/10.

Ce bond spectaculaire s'explique notamment par le taux élevé d'investissements étrangers directs (IDE) reçus par le pays durant l'année, qui lui vaut un score presque parfait de 9.7 pour l'attractivité liée aux IDE. En seulement un an, Le Caire grimpe de la 8e à la 1ère place du classement.

Elle est suivie par Kigali, capitale du Rwanda, avec un score de 6.64, puis par Nairobi, capitale du Kenya, qui obtient un score de 6.28.

Vient ensuite Le Cap, en Afrique du Sud, qui avait été la première ville la plus attractive l'année dernière mais rétrograde en 2025 à la 4e place, avec un score de 6.13. Enfin, Casablanca, la grande métropole du Maroc, ferme le top 5 avec un score de 6.10.

Le Maroc, pays le plus représenté du classement

D'autres métropoles figurent également parmi les 30 villes les plus attractives d'Afrique. Rabat, au Maroc, se classe 6e, portée par une note élevée de qualité de vie de 8/10.

Le Maroc est par ailleurs le pays le plus représenté dans le classement, avec quatre villes : Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger, chacune se distinguant par des atouts spécifiques, Casablanca pour son dynamisme économique, Marrakech pour le tourisme et l'accueil des investissements, Tanger pour ses infrastructures portuaires et logistiques, et Rabat pour sa qualité de vie.

Certaines villes africaines restent dans des positions relativement stables. C'est le cas d'Alger, la capitale de l'Algérie, qui passe de la 22e place en 2024 à la 21e en 2025, avec un score de 5.04.

D'autres villes ont connu des reculs marqués. Dakar, au Sénégal, chute de la 12ᵉ à la 23ᵉ place, tandis que Lomé, au Togo, descend de la 21e à la dernière place du classement. Ces reculs s'expliquent notamment par une baisse des investissements étrangers et plusieurs difficultés dans certains secteurs clés comme l'emploi et les infrastructures, qui pèsent sur l'attractivité globale de ces villes.

Jihen MKEHLI

 

Publié le 24/12/25 09:05

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