ilboursa arabic version ilboursa

Prix Comar d’Or 2026 : Dans les coulisses d’une rencontre avec les lauréats

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
La bourse de Tunis Ferme dans 0h35min

À chaque nouvelle édition des Prix Comar d'Or, de nouvelles voix, de nouveaux récits et de nouvelles perspectives émergent, prouvant année après année que le roman tunisien a grandi. Il a gagné en maturité et en exigence, s'affirmant comme une littérature capable de porter le récit tunisien bien au-delà des frontières.

 

 

Après le succès retentissant de la 30e édition des Prix Comar d'Or, Comar Assurances a rassemblé les lauréats, les médias et les acteurs de la scène culturelle lors d'une rencontre post-événementielle organisée le 4 juin 2026. 

Une rencontre qui visait à prolonger le dialogue entre les auteurs primés et le public, tout en explorant les défis et les perspectives de l'édition tunisienne contemporaine. 

La littérature, miroir de notre temps 

Les échanges ont permis de saisir ce qui anime réellement les plumes primées cette année. Les lauréats ont longuement débattu de la responsabilité de l'écrivain dans une Tunisie en pleine évolution.

Pour les membres du jury, cette édition s'est distinguée par une exigence stylistique marquée, où l'équilibre entre la qualité de la langue, la profondeur du message et la cohérence de l'œuvre a été le maître-mot. 

Chaque ouvrage a été scruté pour sa capacité à "faire sens" au-delà du simple récit : 

  • Le roman historique de Sofiene Ben M'rad (Tunis Arkana) a été salué pour sa rigueur documentaire alliée à une intrigue policière immersive.
  • Le récit de voyage et d'introspection de Hichem Ben Azouz (Sangoma le guérisseur) s'est distingué par sa finesse psychologique.
  • La fresque historique d'Hella Feki (Une reine sans royaume) a retenu l'attention pour son souffle narratif et sa puissance d'évocation. 

Briser les frontières : L'ambition d'une littérature sans limites 

Les échanges ont mis en évidence le besoin impérieux de briser les frontières. Pour les auteurs présents, la littérature tunisienne ne doit plus être cantonnée à un lectorat local. Elle porte en elle une puissance narrative et une exigence qui méritent, et exigent, de franchir les cercles nationaux pour s'imposer comme une voix singulière dans le concert international. 

Cette rencontre a été l'occasion de réfléchir à cette ouverture nécessaire. Il ne s'agit pas seulement de traduire des œuvres, mais de faire en sorte que l'universel tunisien, ce mélange unique de mémoire nationale et d'expériences humaines partagées, résonne bien au-delà de nos côtes.

C'est précisément cette capacité à tisser des liens entre l'intime et le global, entre l'histoire particulière et les questions qui touchent l'humanité entière, qui redéfinit aujourd'hui les contours du roman tunisien. 

Les lauréats l'ont rappelé avec force que la littérature est l'un des meilleurs passeports. En s'affranchissant des barrières géographiques, le roman tunisien s'affirme non plus comme un récit de niche, mais comme une littérature monde, capable de dialoguer, d'émouvoir et de faire réfléchir n'importe quel lecteur, où qu'il se trouve. 

Rappel concernant les prix de 2026 

  • Comar d'Or (Français) : Hichem Ben Azouz, Sangoma le guérisseur
  • Prix Spécial du Jury (Français) : Hella Feki, Une reine sans royaume
  • Prix Découverte (Français) : Sofiene Ben M'rad, Tunis Arkana
  • Comar d'Or (arabe) : Nasr Belhaj Bettaieb, Saif Assaouane
  • Prix Spécial du Jury (Arabe) : Fahmi Al-Balti, Dam Saye'e
  • Prix Découverte (Arabe) : Najoua Kadri, Al Majda

 

Jihen Mkehli

 

Publié le 05/06/26 08:12

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

IDMquI8-u07-JarO2W4sLAsKZtFORs5QuC-A6rULS4E False