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La Banque mondiale maintient ses prévisions de croissance pour la Tunisie

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
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Selon les dernière Perspectives de la Banque mondiale, l'économie mondiale résiste mieux qu'anticipé, malgré la persistance des tensions commerciales et les incertitudes politiques. 

La croissance devrait légèrement fléchir à 2,6 % en 2026, avant de remonter à 2,7 % en 2027, marquant une stabilisation sur les deux prochaines années. Il s'agit donc d'une révision à la hausse par rapport aux projections publiées au mois de juin.

Cela s'explique en grande partie par une croissance plus forte qu'anticipé aux États-Unis, ce pays contribuant environ aux deux tiers de la révision à la hausse pour 2026. Néanmoins, si ces prévisions se confirment, les années 2020 sont en passe d'être la décennie qui aura connu la croissance mondiale la plus faible depuis les années 1960. 

Ce manque de dynamisme a pour conséquence de creuser les écarts entre niveaux de vie dans le monde, souligne le rapport. À la fin de l'année 2025, les revenus par habitant dépassaient leurs niveaux de 2019 dans la quasi-totalité des économies avancées, mais demeuraient en deçà dans une économie en développement sur quatre.

Prévisions de croissance maintenues pour la Tunisie

Dans son rapport, la Banque mondiale indique maintenir inchangées ses prévisions de croissance pour la Tunisie en 2026 et 2027, traduisant une appréciation prudente mais stable des perspectives macroéconomiques du pays.

Cette stabilité des projections reflète, selon l'institution, un équilibre entre des facteurs de soutien, notamment une amélioration progressive de certains équilibres macroéconomiques et une reprise graduelle de l'activité dans des secteurs clés et des contraintes persistantes liées à l'environnement interne et externe.

 

Lire aussi : Croissance, déficits, dette ... Les nouvelles perspectives de la Banque mondiale pour la Tunisie

 

La concrétisation de ces prévisions reste étroitement conditionnée à la poursuite des réformes structurelles, en particulier celles visant l'assainissement des finances publiques, le renforcement du climat des affaires et l'amélioration de la gouvernance économique.

Elle met également en avant la nécessité de consolider la résilience de l'économie face aux chocs exogènes, dans un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques et financières, afin de soutenir une croissance plus inclusive et durable à moyen terme.

 

Prévisions économiques pour le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Afghanistan et le Pakistan

 

Des projections sont plus favorables pour les pays à faible revenu

En 2026, la croissance dans les économies en développement devrait ralentir à 4 %, contre un taux de 4,2 % l'année dernière, avant de remonter légèrement à 4,1 % en 2027, à la faveur de l'apaisement des tensions commerciales, de la stabilisation des prix des produits de base, de l'amélioration des conditions financières et du renforcement des flux d'investissement.

Les projections sont plus favorables pour les pays à faible revenu, où la croissance devrait atteindre 5,6 % en moyenne sur la période 2026-2027, portée par le raffermissement de la demande intérieure, la reprise des exportations et la modération de l'inflation. Toutefois, cela ne suffira pas à réduire l'écart de revenu entre les économies en développement et les économies avancées.

Le revenu par habitant dans les économies en développement ne devrait progresser que de 3 % en 2026, soit un point de pourcentage de moins que la moyenne enregistrée entre 2000 et 2019. À ce rythme, il représentera l'équivalent de 12 % seulement de celui des économies avancées. 

 

Publié le 14/01/26 12:24

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