La guerre au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole, et les analystes estiment que le baril pourrait atteindre 100 dollars.
Les marchés pétroliers ont ouvert la semaine sur une forte progression, réagissant immédiatement aux tensions militaires entre les États-Unis et l'Iran.
Dès le début des échanges en Asie, les cours du brut ont fortement grimpé. Le Brent a bondi de près de 9 % et le West Texas Intermediate (WTI) de plus de 7 % dans les premières minutes, avant de réduire une partie de leurs gains.
Les deux références s'échangeaient encore en hausse de 6,88 % et 5,83 %, à respectivement 79,75 dollars et 72,85 dollars le baril.
Cette réaction s'explique par les perturbations observées dans le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique reliant le Golfe persique à l'océan Indien. Véritable artère énergétique mondiale, il transite près de 20 % du pétrole et du gaz échangés dans le monde. Selon plusieurs sources maritimes, le trafic y a été temporairement paralysé après l'attaque de trois navires.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé que les frappes " se poursuivront jusqu'à ce que tous nos objectifs soient atteints ", laissant entrevoir un conflit susceptible de s'inscrire dans la durée.
Le scénario d'un baril à 100 dollars refait surface
Pour les perspectives à court terme, plusieurs experts du marché estiment que la guerre militaire au Moyen-Orient pourraient durablement renchérir le prix du brut.
Selon des analystes de grandes banques et maisons de négoce, la prime de risque géopolitique intégrée dans les cours pourrait dépasser 10 dollars par baril si les tensions persistent. Certains scénarios plus pessimistes évoquent même un retour du Brent autour du seuil de 100 dollars, en cas d'intensification des affrontements entre les États-Unis et leurs alliés d'une part, et l'Iran d'autre part, ou de perturbation prolongée des flux énergétiques dans la région.
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Les attaques ont poussé plusieurs opérateurs pétrolières et grandes sociétés de négoce à réévaluer leurs opérations de transport. Certaines ont temporairement suspendu ou limité leurs expéditions de brut et de produits raffinés via le détroit d'Ormuz, principal point de passage énergétique au monde.
Depuis des années, ce détroit constitue l'un des principaux leviers de pression d'Iran. Toute menace sur sa sécurité suffit à déclencher une prime de risque immédiate sur les prix, les investisseurs redoutant un scénario de blocage ou de restriction du passage des tankers.
Ainsi, toute perturbation durable de la navigation dans cette zone pourrait provoquer un choc d'offre sur le marché, alimenter la volatilité des prix et raviver les tensions inflationnistes à l'échelle mondiale. Les marchés restent ainsi suspendus à l'évolution de la situation sécuritaire dans la région, devenue, plus que jamais, le baromètre des prix du pétrole.
Jihen Mkehli
Publié le 02/03/26 08:00




