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Banques cotées en 2025 : Entre résilience opérationnelle et nouvelles dynamiques de croissance

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
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L'intermédiaire en Bourse Amen Invest vient de rendre publique une première lecture exclusive des performances 2025 des banques cotées à la Bourse de Tunis. Entre résilience opérationnelle, pression sur les marges et nouvelles dynamiques de croissance, les analyses d'Amen Invest livrent les premiers enseignements clés pour les investisseurs avertis.

 

 

En 2025, le secteur bancaire tunisien coté confirme une trajectoire de croissance modérée, avec un Produit Net Bancaire agrégé de 7.290 MD, en hausse de 4,3 % par rapport à 2024 (6.987 MD).

Cette performance reflète une dynamique d'activité globalement résiliente, dans un environnement marqué par une sélectivité accrue dans l'octroi de crédit et un cadre réglementaire exigeant, ce qui limite l'expansion organique des marges.

La progression du PNB reste essentiellement tirée par les établissements de premier rang, tandis que plusieurs acteurs intermédiaires et de petite taille affichent une dynamique plus hésitante, traduisant une fragmentation croissante des trajectoires de performance.

Une concentration structurelle autour des leaders

La structure du marché demeure dominée par un noyau restreint d'acteurs. La BIAT conserve sa position de leader incontesté avec 22% du PNB sectoriel, suivie par la BNA (15%) et Attijari bank (près de 10%). À elles trois, ces banques concentrent près de 47% des revenus du secteur, confirmant la persistance d'un oligopole asymétrique.

 

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Les cinq premiers établissements cumulent environ 66% du PNB total, limitant mécaniquement les marges de progression des acteurs périphériques, dont la taille critique reste insuffisante pour rivaliser durablement.

Des modèles économiques fortement hétérogènes

L'analyse de la composition du PNB met en évidence une dispersion marquée des sources de revenus. Trois grands profils coexistent au sein du secteur.

Les banques à dominante intermédiation, telles que UIB, BT ou WIFAK, tirent plus de la moitié de leurs revenus de la marge d'intérêts. Leur performance reste étroitement corrélée à l'évolution des taux, à la qualité du portefeuille crédit et au coût du refinancement.

À l'opposé, certaines banques publiques et semi-publiques, notamment la BNA et la STB, présentent une dépendance élevée aux " autres marges ", issues principalement des opérations financières et du change. Si cette configuration permet ponctuellement de soutenir le PNB, elle accroît sensiblement la volatilité des résultats.

Enfin, les banques universelles comme la BIAT, Amen Bank et Attijari bank affichent un profil plus équilibré, combinant intermédiation, commissions et revenus annexes, ce qui leur confère une meilleure résilience cyclique.

Télécharger l'Analyse d'Amen Invest

 

Publié le 16/02/26 16:59

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