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Les cours du pétrole retombent sous les 90 dollars après l’accalmie entre les États-Unis et l’Iran

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Le pétrole retrouve un peu de calme après la flambée des dernières semaines. Le Brent recule sous les 90 dollars, porté par les espoirs d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis.

 

 

Après trois nuits consécutives sans frappes entre les États-Unis et l'Iran, les marchés pétroliers ont vivement réagi en effaçant une partie de la prime de risque géopolitique accumulée ces dernières semaines.

Les cours du brut ont fortement reculé lors des échanges asiatiques de ce lundi 27 juillet. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, a chuté de plus de 5 %, tombant brièvement sous le seuil psychologique des 90 dollars le baril avant de limiter ses pertes. Il s'échangeait autour de 86,70 dollars, en baisse de 5,43 %. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI) américain reculait de 5,9 %, à 84,04 dollars le baril.

Le changement de ton observé ces derniers jours, marqué par une suspension des frappes américaines et iraniennes ainsi que par l'ouverture de canaux diplomatiques, a contribué à rassurer les marchés, même si la situation sécuritaire dans la région reste fragile.

L'absence de nouvelles frappes nourrit l'espoir d'une trêve entre les États-Unis et l'Iran. Les marchés estiment ainsi que le risque d'une interruption du trafic dans le détroit d'Ormuz, artère essentielle du commerce pétrolier mondial, s'est temporairement atténué.

Le spectre des 100 dollars s'est brièvement rapproché

Avant le repli observé ce lundi, les marchés pétroliers avaient connu plusieurs séances de forte tension. En l'espace de quelques jours, le Brent avait franchi le seuil des 90 dollars, avant de se rapprocher des 100 dollars le baril, un niveau record depuis le début juin.

Cette envolée s'expliquait essentiellement par l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, qui faisait craindre une interruption durable des exportations transitant par le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial.

Les opérateurs avaient intégré une importante prime de risque géopolitique dans les cours du brut. En effet, les prix incorporaient non seulement les conditions réelles de l'offre et de la demande, mais aussi la probabilité d'une aggravation du conflit susceptible de perturber l'approvisionnement mondial.

Plusieurs analystes estimaient alors qu'une fermeture prolongée du détroit d'Ormuz ou des attaques contre les infrastructures énergétiques de la région auraient pu propulser le Brent au-delà des 100 dollars, voire davantage.

Si cette menace semble aujourd'hui s'atténuer avec l'accalmie observée entre Washington et Téhéran, les analystes estiment qu'un retour durable des prix vers les niveaux d'avant-crise dépendra de la confirmation d'une désescalade et d'un rétablissement normal du trafic maritime dans le Golfe.

À l'inverse, toute reprise des hostilités ou nouvelle perturbation des flux énergétiques pourrait rapidement alimenter la prime de risque et pousser le Brent à nouveau vers, voire au-dessus, du seuil des 100 dollars le baril.

Jihen Mkehli

 

Publié le 27/07/26 08:04

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