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L'Égypte se tourne vers la Libye pour sécuriser ses approvisionnements en pétrole

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La perturbation des approvisionnements en énergie contraint l'Égypte à faire face à une pénurie de pétrole et à une facture record, la Libye apparaissant comme une alternative fiable.

 

 

La guerre au Moyen‑Orient a bouleversé les routes traditionnelles d'approvisionnement en pétrole, en particulier pour l'Égypte, fortement dépendante des livraisons de brut en provenance du Koweït.

Pour pallier cette rupture, le pays s'est tourné vers la Libye et a conclu un accord d'urgence avec la Société nationale libyenne de pétrole (NOC).

Selon l'agence Bloomberg, Le Caire s'est engagé à importer jusqu'à 1,2 million de barils de pétrole par mois, répartis en deux cargaisons mensuelles, afin de compenser la baisse des livraisons koweïtiennes.

Cet accord a été négocié entre la Compagnie générale égyptienne de pétrole, l'entité publique responsable des achats énergétiques, et la Société nationale libyenne de pétrole, qui gère l'essentiel des ressources et des exportations du pays.

Pour l'Égypte, ce pivot vers la Libye constitue une alternative stratégique essentielle. Le pays ne produit qu'une fraction de l'énergie qu'il consomme et dépend des importations pour alimenter ses industries lourdes, ses centrales électriques et l'économie en général.

 

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Avec la crise actuelle, ce recours à la Libye permet de préserver une partie de son approvisionnement énergétique à court terme, tout en diversifiant ses sources de pétrole.

L'Égypte face au spectre de la pénurie 

Historiquement, l'Égypte s'appuyait sur des approvisionnements réguliers de pétrole du Koweït, qui fournissaient entre 1 et 2 millions de barils par mois, complétés par environ 1 million de barils mensuels en provenance de Saudi Aramco. Cette dépendance aux importations d'énergie ne concernait pas seulement le brut, mais aussi le gaz naturel, essentiel pour alimenter ses centrales électriques.

Mais depuis le 28 février, date à laquelle les livraisons de gaz ont été interrompues de manière indéterminée, la vulnérabilité énergétique de l'Égypte s'est accentuée. La guerre a amplifié ces perturbations. En un mois de conflit, la facture d'importation des produits pétroliers a littéralement explosé, atteignant 2,5 milliards de dollars en mars, un record qui pèse lourd sur les finances du pays.

Face à cette crise énergétique sans précédent, le gouvernement a pris des mesures drastiques pour éviter un effondrement du système. Parmi elles, la fermeture des commerces à 21 heures et un ralentissement complet des grands chantiers, destinés à économiser autant de diesel et d'essence que possible pendant au moins deux mois.

Selon les décisions annoncées, à partir du lundi 6 avril, le pays a instauré des coupures programmées d'électricité chaque soir, plongeant certaines zones dans l'obscurité en dehors des heures de pointe, afin de réduire la consommation d'énergie électrique et d'alléger la pression sur le réseau.

Dans le même temps, les autorités ont mis exigé le télétravail obligatoire tous les dimanches pendant un mois, à partir du 5 avril, a été étendu à l'ensemble des administrations et entreprises publiques et privées, à l'exception des écoles, universités, usines et hôpitaux, qui restent en activité pour garantir les services essentiels à la population.

Jihen Mkehli

 

Publié le 31/03/26 11:00

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