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Global Attractiveness Index 2026 : La Tunisie classée 105e dans le monde

Classée 105e sur 146 économies dans le Global Attractiveness Index 2026, la Tunisie améliore nettement son score, sans toutefois sortir de la catégorie des pays à " attractivité moyenne-faible ".

 

 

Publié le 4 septembre 2026, le Global Attractiveness Index (GAI) 2026 de The European House – Ambrosetti (TEHA Group) propose un classement de l'attractivité des économies mondiales.

L'indice évalue la capacité des pays à attirer et retenir les investissements, les entreprises, les capitaux, les talents et les compétences, tout en mesurant leur capacité à préserver cette attractivité dans le temps.

Le GAI repose principalement sur quatre dimensions. La première, l'ouverture, mesure le degré d'intégration d'une économie dans les flux internationaux, notamment commerciaux, financiers, migratoires et touristiques. La deuxième porte sur l'innovation et apprécie la capacité d'un pays à produire, attirer et développer les technologies et les connaissances. 

L'efficacité constitue le troisième volet et couvre notamment la performance économique, la productivité, le marché du travail, la fiscalité et l'environnement des affaires. Enfin, la dimension " dotation en ressources " (Endowment) prend en compte les atouts structurels d'un pays, notamment ses infrastructures, son capital humain et ses ressources naturelles.

La Tunisie gagne 12 places au classement mondial

La Tunisie se classe au 105e rang mondial sur les 146 économies évaluées par le Global Attractiveness Index 2026, avec un score de 22,8. Elle progresse ainsi de 12 places par rapport à l'édition 2025, où elle occupait la 117e position avec un score de 17,1.

Il s'agit d'une amélioration de son positionnement global en matière d'attractivité, même si le pays reste dans la catégorie " Medium-Low Attractiveness ", qui regroupe les économies présentant un niveau d'attractivité encore relativement limité.

 

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À l'échelle africaine, la Tunisie occupe le 11e rang en matière d'attractivité, derrière Maurice, le Maroc, l'Algérie, l'Égypte … Elle se situe ainsi derrière trois autres pays d'Afrique du Nord : le Maroc, classé 84e au niveau mondial, l'Algérie (85e) et l'Égypte (88e).

Néanmoins, avec 12 places gagnées en un an, le pays affiche une amélioration notable de son classement, qui ne suffit cependant pas encore à faire sortir la Tunisie de la catégorie " Medium-Low Attractiveness ".

Maurice, l'économie africaine la plus attractive

Maurice arrive en tête des économies africaines dans le Global Attractiveness Index 2026, avec 28,9 points et une 83e place mondiale. Sa première place sur le continent tient notamment à un modèle économique particulièrement ouvert et tourné vers les services. L'île s'est progressivement imposée comme une plateforme régionale pour les services financiers, les investissements internationaux et les activités de services aux entreprises, tout en conservant une forte présence dans le tourisme. 

Maurice devance toutefois de très peu le Maroc. Avec 28,7 points, le Royaume occupe la 84e position mondiale et confirme son poids parmi les économies africaines les plus attractives. Cette position s'appuie notamment sur une ouverture croissante aux investissements, une importante amélioration de ses infrastructures et une diversification de son appareil productif.

L'Algérie complète le podium africain, à la 85e place mondiale avec 28,6 points. L'Égypte arrive ensuite au 88e rang, avec 27,6 points. Derrière ce groupe de tête, le Sénégal occupe la 90e place mondiale, suivi de l'Afrique du Sud (94e), du Botswana (95e), du Gabon (99e), du Bénin (100e) et du Rwanda (103e). 

Les États-Unis dominent toujours le classement

À l'échelle mondiale, les États-Unis conservent en 2026 leur première place dans le Global Attractiveness Index, avec un score de 100. Ce rang s'appuie notamment sur la profondeur de leur marché, leur puissance technologique, leur capacité d'innovation et l'attractivité de leur écosystème entrepreneurial.

Ils devancent la Chine, qui obtient 93,1 points, et Singapour, troisième avec 85,1 points. Malgré la taille limitée de son marché intérieur, la cité-État se distingue par son ouverture internationale, la qualité de ses infrastructures, son environnement d'affaires et son rôle de plateforme financière et commerciale en Asie. L'Allemagne arrive en quatrième position, devant le Royaume-Uni et le Japon.

Les Émirats arabes unis, premier pays arabe du classement, occupent quant à eux la septième place mondiale. La Suisse se classe huitième, suivie des Pays-Bas, tandis que la France ferme le Top 10.

À l'autre extrémité du classement, Haïti, le Yémen, le Burundi, le Malawi et le Liberia figurent parmi les économies les moins attractives. Leur position s'explique notamment par des fragilités structurelles qui limitent leur capacité à attirer et surtout à retenir les investissements, les entreprises et les talents : instabilité politique ou sécuritaire, faiblesse des infrastructures, contraintes institutionnelles, taille limitée des marchés et vulnérabilités économiques. 

Jihen Mkehli 

 

Publié le 14/09/26 10:24

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