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L’Union européenne impose des restrictions sur les importations d’acier

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Face à la surproduction mondiale et à la concurrence des importations, Bruxelles serre les conditions d'entrée de l'acier.

 

 

Face à la montée des importations d'acier à bas prix et à une concurrence mondiale de plus en plus intense, l'Union européenne renforce sa protection commerciale.

A partir du 1er juillet, Bruxelles applique un nouveau régime d'importation plus restrictif destiné à préserver la compétitivité de son industrie sidérurgique, un secteur stratégique qui subit à la fois la surproduction mondiale, la hausse des coûts de l'énergie et le ralentissement de la demande.

Des quotas réduits et des droits de douane renforcés

Le nouveau dispositif réduit significativement les volumes d'acier pouvant être importés sans taxation. Les quotas sont désormais limités à 18,3 millions de tonnes par an, soit une baisse d'environ 47 % par rapport au précédent mécanisme.

En effet, les importateurs devront s'acquitter d'un droit de douane de 50 %, contre 25 % auparavant.

 

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Bruxelles a également revu la répartition de ces contingents. Une partie sera réservée aux pays liés à l'Union européenne par des accords de libre-échange, tandis que le reste restera accessible aux autres fournisseurs selon des règles plus strictes.

La Commission européenne estime que cette nouvelle organisation permettra de mieux contrôler les flux d'importation tout en garantissant la sécurité d'approvisionnement des industriels européens.

Une réponse à la surcapacité mondiale

Ce durcissement est le résultat d'un déséquilibre profond sur le marché mondial de l'acier.

Selon les estimations de la Commission européenne, les capacités excédentaires de production devraient atteindre 721 millions de tonnes d'ici 2027, un volume largement supérieur aux besoins du marché européen.

La Chine demeure le principal facteur de cette surproduction mondiale, mais d'autres grands producteurs, comme l'Inde ou la Turquie, augmentent également leurs capacités.

Dans le même temps, plusieurs grandes économies, notamment les États-Unis, ont renforcé leurs propres barrières commerciales. Ce qui accroît le risque que les volumes d'acier exclus de ces marchés soient redirigés vers l'Union européenne, accentuant encore la pression sur les producteurs européens.

Protéger un secteur stratégique

Pour Bruxelles, l'enjeu dépasse largement la seule sidérurgie. L'industrie européenne de l'acier représente près de 300 000 emplois directs et constitue un maillon essentiel de nombreuses filières, notamment l'automobile, la construction, les infrastructures, les équipements industriels et la défense.

La Commission considère que sans mesures de protection supplémentaires, les producteurs européens risqueraient de perdre davantage de parts de marché face à des concurrents bénéficiant de coûts de production plus faibles ou de soutiens publics importants.

Jihen Mkehli

 

Publié le 03/07/26 12:54

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