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L’Union européenne valide un financement de 800 millions de dollars à l'Égypte

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La Banque européenne d'investissement et la Commission européenne vont allouer 690 millions d'euros pour accompagner la modernisation du réseau électrique égyptien.

 

 

La Commission européenne a annoncé, lundi 15 juin, l'approbation d'un financement de 690 millions d'euros (801 millions de dollars) destiné à moderniser et étendre le réseau électrique égyptien.

Cette enveloppe financière sera mobilisée conjointement par la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Commission européenne. La BEI apportera un prêt de 600 millions d'euros, tandis que la Commission contribuera à hauteur de 90 millions d'euros sous forme de subventions.

Le projet prévoit notamment la construction de nouvelles sous-stations électriques ainsi que l'extension des lignes de transport d'électricité dans les régions de la mer Rouge et du golfe de Suez, deux zones devenues centrales dans le développement des projets éoliens et solaires du pays.

 

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Selon les autorités européennes, la modernisation du réseau est une condition indispensable pour intégrer les quelque 22 gigawatts de nouvelles capacités renouvelables que l'Égypte ambitionne de mettre en service d'ici 2030. À terme, cette capacité supplémentaire pourrait fournir de l'électricité à près de dix millions de foyers et contribuer à réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles.

Un réseau électrique devenu le maillon faible de la transition énergétique

Si Bruxelles et la Banque européenne d'investissement ont choisi de financer la modernisation du réseau électrique égyptien, c'est parce que le pays fait aujourd'hui face à un défi important : intégrer dans son système électrique une vague sans précédent de nouveaux projets solaires et éoliens.

L'Égypte s'est fixé l'objectif de porter la part des énergies renouvelables à plus de 42 % de son mix électrique d'ici 2030, contre un peu plus de 11 % actuellement. Pour y parvenir, le pays multiplie les investissements dans les centrales solaires, les parcs éoliens et les solutions de stockage d'énergie, avec plusieurs projets déjà engagés dans le golfe de Suez, en Haute-Égypte et dans le désert oriental.

Mais l'essor rapide des énergies renouvelables révèle les insuffisances d'un réseau électrique conçu à l'origine pour une production largement centralisée et dominée par le gaz naturel. Or, les futurs projets verts sont principalement situés dans des zones éloignées des grands centres de consommation où les ressources éoliennes figurent parmi les plus importantes de la région.

Acheminer cette électricité vers Le Caire, Alexandrie et les grands pôles industriels nécessite donc d'importants investissements dans les infrastructures de transport et de distribution.

Jihen Mkehli

 

Publié le 17/06/26 10:56

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