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L’or chute et s’approche de sa pire performance mensuelle depuis 2018

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L'or poursuit son repli et s'approche de sa pire performance mensuelle depuis 2018, en raison des taux d'intérêt élevés, d'un dollar fort et d'anticipations monétaires toujours restrictives.

 

 

 

Les cours de l'or sont restés globalement stables hier mardi 30 juin 2026, mais le métal jaune s'oriente vers sa plus forte chute mensuelle depuis octobre 2008.

Sur le marché au comptant, l'or a reculé de 0,8 % pour s'établir à 3 985,57 dollars l'once. Depuis le début du mois de juin, il accuse une baisse de 12,1 %,  soit son quatrième mois consécutif de repli.

Les contrats à terme sur l'or américain, pour livraison en août, ont également cédé 1 %, à 3 999,20 dollars l'once.

Le métal précieux se dirige aussi vers son premier recul trimestriel depuis 2024, et surtout le plus marqué depuis le deuxième trimestre 2013. Selon plusieurs analystes, l' inflation élevée, perspectives de taux d'intérêt encore élevés et dollar fort, pèsent désormais plus lourd que les facteurs habituellement haussiers pour l'or.

En effet, le soutien traditionnel lié à son rôle de couverture contre l'inflation s'effrite dans un environnement où les rendements obligataires restent attractifs. Car dans un contexte de taux d'intérêt élevés, le coût d'opportunité de détention de l'or, actif non rémunéré, augmente, ce qui réduit mécaniquement son attrait pour les investisseurs.

La fin de l'effet refuge ?

Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, le parcours de l'or a été tout sauf linéaire. Le métal jaune, habituellement considéré comme une valeur refuge en période de tensions géopolitiques, a d'abord réagi selon le schéma classique avant de déjouer les attentes des marchés.

 

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Au moment du déclenchement de la guerre, fin février 2026, les investisseurs se sont massivement tournés vers l'or, propulsant les prix vers des niveaux historiques, au-delà de 5 000 dollars l'once lors des pics les plus tendus. La montée des risques militaires, notamment autour du détroit d'Ormuz, et la flambée simultanée des prix du pétrole ont nourri les craintes d'une inflation durable, ce qui a renforcé temporairement l'attrait du métal précieux.

Très vite, les marchés ont changé de lecture. L'apaisement progressif des tensions, ponctué par des phases de désescalade et de discussions entre Washington et Téhéran, a réduit la prime de risque géopolitique intégrée dans les prix. Dans le même temps, la baisse du pétrole après les pics initiaux a contribué à détendre les anticipations inflationnistes.

En conséquence, l'or a effacé une partie de ses gains, retombant autour de la zone des 4 000 à 4 300 dollars l'once selon les phases de marché, après avoir perdu plus de 20 % depuis ses sommets du début de conflit. Cette correction s'inscrit dans un mouvement plus large de normalisation des actifs refuges.

Cependant, malgré un contexte géopolitique toujours sensible, les marchés semblent aujourd'hui davantage guidés par les taux et la politique monétaire que par la seule dimension militaire du conflit.

Jihen Mkehli

Publié le 01/07/26 08:33

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