Malgré un score global stable, la Tunisie perd 7 places dans le classement mondial, face à des économies plus rapides à renforcer leur résilience.
Le cabinet britannique Henley & Partners a récemment actualisé son Global Investment Risk and Resilience Index, un indice mondial qui évalue la capacité des pays à offrir un environnement sûr, stable et résilient pour les investisseurs.
Cet indice mesure à la fois le niveau d'exposition des États aux principaux risques susceptibles de peser sur les investissements, qu'ils soient géopolitiques, économiques, institutionnels ou climatiques, ainsi que leur capacité à absorber ces chocs, à s'y adapter et à préserver leur attractivité à long terme.
L'évaluation repose sur près de 3 000 données couvrant 13 indicateurs. Cinq d'entre eux mesurent le niveau de risque, notamment l'inflation, la volatilité des devises, l'instabilité politique, la qualité du cadre juridique et réglementaire ainsi que les risques physiques liés au changement climatique.
La Tunisie perd sept places dans le classement mondial
Sur les 150 pays et territoires évalués dans la dernière mise à jour du Global Investment Risk and Resilience Index, la Tunisie se classe au 118e rang mondial des destinations les moins risquées pour les investisseurs en 2026.
Le pays obtient un score global de 52,5 sur 100, ce qui lui permet également d'occuper la 14e place en Afrique.
Si son score global demeure pratiquement inchangé par rapport à la précédente édition, sa position dans le classement mondial s'est en revanche dégradée. La Tunisie recule de sept places, passant de la 111e à la 118e position, car plusieurs autres pays ont amélioré leur profil de risque et leur niveau de résilience plus rapidement qu'elle.
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Dans le détail, la Tunisie enregistre un score de risque total de 39,5. Parmi les différents indicateurs analysés, le risque juridique et réglementaire apparaît comme le principal point faible du pays, obtenant le score le moins favorable.
Un classement africain dominé par Maurice et le Botswana
En Afrique, le classement reste dominé par l'océan Indien et l'Afrique australe. Maurice arrive en tête du continent, occupant la 57e place mondiale, suivie de près par le Botswana (58e).
Le Maroc se positionne ensuite comme l'un des pays africains les mieux classés, à la 70e place mondiale, gagnant 28 places par rapport à l'édition dernière.
Derrière ce trio de tête, la Tanzanie se classe au 82e rang mondial, devant l'Afrique du Sud (87e) et la Côte d'Ivoire (91e). Les Seychelles occupent également une position autour de la 70e place, et l'Algérie arrive au 94e rang mondial.
Plus bas dans le tableau, on retrouve le Cap-Vert (125e), suivi du Cameroun (130e) et de la Namibie (138e).
L'Europe domine les pays les plus sûrs pour les investisseurs
À l'échelle mondiale, les économies les moins risquées pour les investisseurs se concentrent largement en Europe. Le classement place en tête des juridictions comme la Suisse, le Danemark, la Suède, la Norvège, ainsi que Singapour, qui figure parmi les rares économies asiatiques à rivaliser avec les standards européens en matière de stabilité.
À l'inverse, les pays les moins bien classés se situent principalement en Afrique subsaharienne, dans certaines zones du Moyen-Orient et en Asie du Sud, où les risques économiques, politiques et climatiques demeurent élevés, tandis que la résilience structurelle reste limitée, tels que le Liban.
Il convient de noter que la dernière mise à jour du GIRRI a procédé à une réduction du nombre de pays évalués, avec l'exclusion de 57 économies par rapport à la précédente édition, et ce en raison, des ajustements méthodologiques et la disponibilité des données, certains territoires ne disposant pas d'informations suffisamment complètes ou comparables sur l'ensemble des indicateurs du risque et de la résilience.
Jihen Mkehli
Publié le 30/06/26 11:15




