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L’inflation en France atteint son plus haut niveau depuis février 2024

L'inflation française repasse au-dessus du seuil des 3% en septembre, au plus haut depuis février 2024, portée notamment par l'envolée des prix de l'énergie.

 

 

L'inflation française accélère nettement en septembre. Les prix à la consommation ont augmenté de 3% sur un an, selon les données provisoires publiées par l'Insee, après une hausse de 2,4% en août. Il s'agit de son niveau le plus élevé depuis février 2024.

Sur un mois, les prix à la consommation devraient toutefois reculer de 0,3%, après une progression de 0,7% en août. Cette baisse mensuelle s'explique principalement par le repli saisonnier des prix des services à la fin de la période estivale, notamment dans les transports et l'hébergement.

Elle est cependant largement compensée par la nouvelle accélération des prix de l'énergie, en particulier des produits pétroliers et du gaz.

L'énergie au cœur de l'accélération

La remontée de l'inflation intervient dans un contexte de tensions sur les marchés énergétiques. Selon les premières données de l'Insee, la hausse des prix de l'énergie s'est accentuée en septembre, portée notamment par les carburants, alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent de peser sur les cours du pétrole et du gaz.

Cette composante constituait déjà le principal moteur de l'inflation française en août. Les prix de l'énergie avaient alors progressé de 16,7% sur un an, contre 12,6% en juillet. L'alimentation avait, pour sa part, augmenté de 1,1%, tandis que les prix des services avaient ralenti à 1,9%.

En septembre, la hausse des prix ne se limite toutefois pas à l'énergie. L'Insee signale également une accélération des prix des services et de l'alimentation, contribuant à la remontée de l'inflation globale.

Une inflation plus élevée que prévu

Le chiffre français dépasse les anticipations des économistes. Selon une enquête Reuters, ces derniers tablaient sur une hausse de 2,8% des prix à la consommation sur un an, contre 3% finalement annoncé par l'Insee. Sur un mois, ils anticipaient également un recul plus marqué, de 0,6%, alors que la baisse devrait se limiter à 0,3%.

L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons européennes, s'est quant à lui établi à 3,4% sur un an en septembre, contre 2,6% en août. Il ressort également au-dessus des attentes, qui étaient de 3,1%. Sur un mois, l'IPCH devrait diminuer de 0,4%.

Pour rappel, la Banque centrale européenne avait déjà relevé ses taux directeurs de 25 points de base en septembre, estimant que le choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient pourrait maintenir l'inflation au-dessus de son objectif de 2% pendant une période prolongée.

Dans ses dernières projections, la BCE prévoit ainsi un pic de l'inflation de la zone euro à 3,6% au quatrième trimestre 2026, avant un ralentissement à 2,5% au deuxième trimestre 2027.

Jihen Mkehli

 

Publié le 30/09/26 08:47

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