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Le plus grand transporteur mondial impose une surtaxe de guerre pour l’Afrique

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
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Avec la taxe imposée par MSC, les importateurs africains vont subir des hausses de coûts importantes, et les consommateurs vont rapidement ressentir la hausse des prix sur les biens importés.

 

 

La compagnie maritime Mediterranean Shipping Company (MSC), premier transporteur de conteneurs au monde, a annoncé l'introduction immédiate d'une " surtaxe de guerre " sur plusieurs routes maritimes reliant le Moyen-Orient et l'Asie à l'Afrique.

Dans un communiqué, le géant du transport maritime explique que la dégradation rapide de la situation sécuritaire dans la région perturbe le trafic maritime dans deux passages stratégiques du commerce mondial : le détroit d'Ormuz et celui de Bab el‑Mandeb. Ces routes maritimes, par lesquelles transite une part importante du pétrole et du commerce international, sont devenues particulièrement sensibles depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

" L'évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient affecte le trafic maritime dans les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb et provoque des perturbations sur l'ensemble de notre réseau ", souligne MSC, évoquant une montée des risques pour la navigation commerciale et les opérations logistiques.

 

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La surtaxe pour risque de guerre (WAR) applicable à toutes les cargaisons expédiées depuis la péninsule Arabique, notamment Bahreïn, Irak, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, à destination de plusieurs régions africaines, dont l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique de l'Est, l'Afrique australe ainsi que le Mozambique et les îles de l'océan Indien.

Une facture salée pour les économies africaines et les entreprises

Les nouvelles surtaxes de MSC ne se limitent pas à quelques centaines de dollars, elles risquent de répercuter lourdement sur les coûts de transport maritime pour l'ensemble du continent africain. Pour certains importateurs, en particulier les PME et les distributeurs de produits alimentaires ou industriels, la note pourrait atteindre plusieurs milliers de dollars par conteneur, augmentant automatiquement le prix des marchandises sur les marchés locaux.

Les secteurs les plus touchés sont ceux qui dépendent fortement des importations en conteneurs réfrigérés, comme l'agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et certaines industries manufacturières. À titre d'exemple, un conteneur réfrigéré en provenance de la péninsule arabique ou du sous-continent indien peut désormais coûter jusqu'à 4.000 dollars supplémentaires, un surcoût qui sera difficile à absorber pour les entreprises locales sans le répercuter sur les consommateurs.

Les économies africaines dont les chaînes logistiques reposent sur les ports stratégiques de Lagos, Abidjan, Mombasa, Dar‑es‑Salaam ou Durban sont particulièrement vulnérables. Ces hubs, déjà saturés par des flux importants de marchandises, risquent des retards dans les livraisons et des congestions portuaires, ce qui pourrait amplifier la hausse des coûts et ralentir le commerce intra-africain.

Parallèlement, certaines industries exportatrices africaines pourraient également être affectées. Les entreprises qui exportent vers le Moyen-Orient ou le sous-continent indien pourraient voir leurs délais de livraison allongés et leurs marges réduites en raison des perturbations dans le transport maritime.

Jihen Mkehli

 

Publié le 06/03/26 09:19

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