Le géant britannique BP fait son retour en Algérie après plusieurs années d'absence. Une décision portée par la relance des besoins en énergie et en gaz naturel.
Plus de trois ans après avoir quitté l'Algérie, en 2022, le géant pétrolier britannique British Petroleum (BP) a annoncé son retour sur le marché algérien.
La compagnie vient d'obtenir une autorisation de prospection dans le bassin de l'Est, délivrée par l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures ALNAFT.
Dans un communiqué, ALNAFT précise que cette décision " s'inscrit dans le cadre de la stratégie visant à renforcer l'attractivité du domaine minier national et à promouvoir de nouvelles opportunités d'exploration ", ajoutant que l'autorisation accordée à BP concerne un périmètre situé dans le bassin de l'Est, une zone jugée prometteuse sur le plan géologique.
L'agence souligne également que cette étape " s'inscrit dans une dynamique de mobilisation de technologies de pointe dans les opérations de prospection, afin d'améliorer la connaissance du potentiel énergétique du sous-sol et d'optimiser la valorisation des ressources ".
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Avec cette nouvelle autorisation, les autorités algériennes cherchent à renforcer l'attractivité de leur domaine minier, qui s'étend sur près de 1,7 million de km² et recèle d'importantes perspectives d'exploration encore sous-exploitées.
Un retour sous forme de prospection
Après plus de 30 ans de présence en Algérie, BP avait annoncé son retrait du marché algérien en 2021, dans le cadre d'une stratégie mondiale de recentrage de ses activités. La décision a été formalisée en 2022, avec la cession de ses actifs à la compagnie italienne Eni.
Historiquement, le groupe britannique figurait parmi les acteurs majeurs de l'amont gazier en Algérie. Il intervenait notamment dans l'exploration et la production à travers deux projets structurants en partenariat avec Sonatrach : les champs gaziers d'In Salah et d'In Amenas, situés dans le sud du pays.
Ces projets, développés avec d'autres partenaires internationaux, comptaient parmi les actifs stratégiques du secteur gazier algérien, en raison de leur poids dans la production nationale et des exportations.
À l'époque, ce retrait s'inscrivait dans une transformation profonde de la stratégie de BP à l'échelle mondiale. Le groupe a progressivement réduit son exposition aux hydrocarbures conventionnels, et concentrer ses investissements sur des segments jugés plus stratégiques, notamment les énergies à plus faible intensité carbone et certains projets offshore à plus forte valeur ajoutée.
Le retour récent de BP s'explique, lui, par un contexte différent. Il est lié à l'attractivité retrouvée du secteur gazier algérien, portée par les besoins énergétiques de l'Europe et la volonté des autorités de relancer l'exploration et de renforcer les capacités de production.
Jihen Mkehli
Publié le 15/04/26 10:26




