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L’Algérie quitte officiellement la liste grise du GAFI après deux ans de réformes

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Deux ans après son inscription, l'Algérie quitte la liste grise du GAFI, au terme d'un processus de réformes validé par une mission d'évaluation sur place.

 

 

L'Algérie a été officiellement retirée, le 19 juin 2026, de la " liste grise " du Groupe d'action financière (GAFI), à l'issue de la réunion plénière de l'organisation tenue à Paris.

Dans son communiqué, le GAFI indique que l'Algérie a " achevé son plan d'action " et qu'une mission d'évaluation sur place a confirmé la mise en œuvre effective des réformes engagées.

L'organisation souligne que le pays a notamment renforcé son dispositif de supervision fondée sur les risques, amélioré la transparence relative aux bénéficiaires effectifs et consolidé son cadre de sanctions financières ciblées. Ces avancées ont permis à l'Algérie de démontrer l'efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qui a conduit à son retrait de la liste des juridictions sous surveillance renforcée.

La " liste grise " (Jurisdictions under Increased Monitoring) regroupe les pays présentant des lacunes stratégiques dans leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.

 

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Ces juridictions se sont engagées à mettre en œuvre des plans d'action convenus avec le GAFI afin de remédier à ces insuffisances et font l'objet d'un suivi renforcé jusqu'à l'achèvement des réformes requises.

Le retrait officiel après validation des réformes

L'Algérie a été inscrite sur la " liste grise " du groupe en octobre 2024. Cette décision est intervenue à la suite de l'évaluation mutuelle du pays adoptée en mai 2023, qui avait mis en évidence plusieurs lacunes stratégiques dans le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le GAFI n'a pas accusé l'Algérie de blanchiment d'argent ou de financement du terrorisme. L'organisation a toutefois estimé que le pays devait renforcer l'efficacité de son système de prévention, de détection et de répression de ces infractions.

Dans son communiqué d'octobre 2024, le GAFI indiquait que l'Algérie devait notamment améliorer la supervision des secteurs les plus exposés aux risques, renforcer les contrôles et les sanctions, mettre en place un cadre efficace permettant d'identifier les bénéficiaires effectifs des entreprises, améliorer le dispositif de déclaration des opérations suspectes, consolider le cadre juridique des sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme et adopter une approche fondée sur les risques pour la supervision des organisations à but non lucratif.

L'organisation reconnaissait néanmoins que l'Algérie avait déjà enregistré certains progrès avant même son inscription sur la liste grise, notamment en renforçant les enquêtes et les poursuites pour blanchiment de capitaux.

Depuis son inscription, l'Algérie a engagé une série de réformes. Selon le GAFI, les autorités ont adopté de nouvelles procédures de supervision fondée sur les risques, renforcé les contrôles et les inspections, amélioré le cadre relatif aux bénéficiaires effectifs, instauré des sanctions en cas de manquement aux obligations de transparence et consolidé le dispositif de lutte contre le financement du terrorisme.

En octobre 2025, l'organisation estimait déjà que plusieurs objectifs du plan d'action avaient été atteints, certains même avant les échéances prévues.

Jihen Mkehli

 

Publié le 22/06/26 09:03

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