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Le Brent frôle les 85 dollars sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient

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La flambée des prix du pétrole s'accélère et frôle les 85 dollars le baril, alors que le détroit d'Ormuz, passage central du pétrole mondial, reste quasi paralysé par la guerre au Moyen-Orient.

 

 

Ce mercredi, le prix du pétrole brut de référence Brent a frôlé les 85 dollars le baril, après une progression soutenue d'environ 12 % au cours des trois premiers jours de la semaine.

Sur les marchés internationaux, lors des échanges matinaux, le Brent s'est échangé autour de 83,2 – 84 dollars, un niveau élevé jamais vu depuis plusieurs mois, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI), la référence américaine, se situait aux alentours de 76 – 78 dollars, également en forte hausse.

Cette flambée des cours s'explique principalement par la guerre dans le Golfe, qui alerte les marchés sur le risque d'une rupture durable des approvisionnements en pétrole. Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a déjà annoncé qu'il intensifierait et élargirait ses frappes dans les prochains jours, ce qui a renforcé l'inquiétude des investisseurs.

 

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Les marchés ne semblent pas rassurés et anticipent que cette situation pourrait faire grimper davantage les prix du pétrole, avec des répercussions sur les coûts de l'énergie et l'inflation mondiale.

Le détroit d'Ormuz en quasi‑paralysie

La principale source d'inquiétude sur le marché énergétique demeure le détroit d'Ormuz, passage stratégique entre le Golfe et l'océan Indien par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié exportés dans le monde.

Face à l'intensification des frappes et des risques, le trafic maritime, notamment celui des pétroliers et des méthaniers, est quasiment paralysé, de nombreux navires faisant demi‑tour ou étant contraints de s'abriter, et plusieurs grandes compagnies de transport ont suspendu leurs opérations dans la zone afin d'éviter les risques de guerre.

Cette suspension de fait des flux énergétiques a déjà interrompu une partie des approvisionnements en pétrole en provenance d'Iran et d'autres grands pays producteurs du Golfe, forçant certains à réduire temporairement leur production pour tenir compte de la baisse des exportations. Les assureurs maritimes ont même commencé à annuler les couvertures contre les risques de guerre, ce qui alourdit encore les coûts de transport et décourage les transits via la région.

La flambée des cours du pétrole et du gaz alourdit les tarifs du transport maritime, augmente les coûts logistiques et crée des perturbations répercutées jusqu'aux chaînes d'approvisionnement des pays importateurs qui dépendent des flux énergétiques du Moyen‑Orient.

Jihen Mkehli

 

Publié le 05/03/26 10:33

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