Finances, qualité de vie, sécurité, possibilités d'installation… Sur l'ensemble de ces critères, la Tunisie se classe au 124e rang mondial du classement des meilleurs pays où vivre en 2026.
Choisir un pays où vivre ne se résume plus au coût de la vie ou au niveau des salaires. Sécurité, accès aux soins, fiscalité, logement, stabilité, infrastructures, possibilités professionnelles ou encore facilité d'installation entrent ainsi dans l'équation.
C'est sur cette base que le cabinet singapourien Rumavi a établi son Global Relocation Index 2026, un classement qui évalue 192 pays à partir de 24 indicateurs répartis en quatre grands piliers : finances et fiscalité, qualité de vie et santé, sécurité et stabilité, ainsi que capacité à s'installer et à saisir des opportunités.
L'indice propose ainsi une lecture globale des conditions offertes aux personnes qui envisagent de vivre, travailler ou s'installer durablement dans un pays.
La Tunisie 124e sur 192
Selon le Global Relocation Index 2026 de Rumavi, la Tunisie se classe au 124e rang sur 192 pays, avec un score global de 58,6 sur 100. L'indice considère ainsi la Tunisie comme une destination au profil " mitigé ", dans une échelle où les scores compris entre 50 et 59 correspondent à cette catégorie.
À l'échelle de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, la Tunisie occupe le 10e rang, derrière le Maroc (9e) et devant l'Égypte (11e) et l'Algérie (12e).
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Dans le détail, la Tunisie obtient son meilleur score dans le pilier financier et fiscal, avec 65 points. Elle atteint ensuite 60 points pour l'habitabilité et la santé, tandis que le volet sécurité et stabilité ressort à 57 points.
Le pilier consacré à l'installation et aux opportunités constitue en revanche son principal point faible, avec 49 points. Rumavi prend notamment en compte, dans ce dernier pilier, la facilité d'obtention des visas, les possibilités de résidence permanente, l'éducation, l'environnement des affaires, les langues et l'écosystème des start-up.
Le Golfe domine le classement régional
Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, les Émirats arabes unis arrivent en tête du classement de Rumavi, avec un score de 69,4 points. Ils occupent également le 13e rang mondial, portés notamment par leurs performances en matière de fiscalité, d'infrastructures numériques et de sécurité. Le pays obtient notamment un score de 83,9 points sur le volet financier et fiscal, de 74,5 points pour la sécurité et la stabilité et de 70,5 points pour l'installation et les opportunités.
Ils sont suivis par Bahreïn, qui se classe 31e au niveau mondial avec 67,7 points, puis par le Qatar, 39e avec 67,1 points. L'Arabie saoudite arrive ensuite au 52e rang mondial avec 65,4 points, devant Oman, classé 55e avec 64,9 points.
Plus loin dans le classement régional figurent la Jordanie, 73e avec 63,2 points, et le Koweït, 74e avec 63,1 points. La Turquie se situe pour sa part au 97e rang mondial avec 60,9 points.
L'Estonie décroche la première place
À l'échelle mondiale, l'Estonie arrive en tête du Global Relocation Index 2026 avec un score de 72,8 points. Le pays devance de peu Singapour (72,6 points) et la Malaisie (72 points), tandis que le Portugal complète le quatuor de tête avec 71,6 points.
La première place de l'Estonie s'explique par l'équilibre de ses performances sur les différents critères retenus par Rumavi, notamment en matière de finances et de fiscalité, de sécurité et de stabilité, mais aussi d'installation et d'opportunités. Singapour et la Malaisie affichent également des scores élevés, portés par leurs conditions économiques, leur sécurité et les possibilités offertes aux personnes souhaitant s'y installer.
Le Portugal arrive ensuite avec 71,6 points, devant Taïwan (71,4), la Lituanie et Hong Kong, qui obtiennent chacun 71 points. Saint-Kitts-et-Nevis (70,3), la Tchéquie (69,9) et Malte (69,8) complètent le Top 10 mondial.
Le classement reste ainsi largement dominé par l'Europe et l'Asie, même si certains pays du Golfe et des Caraïbes figurent également parmi les mieux positionnés. Les Émirats arabes unis, premiers représentants de la région MENA, occupent pour leur part le 13e rang mondial avec un score de 69,4 points.
L'Afghanistan ferme le classement
En bas du classement, l'Afghanistan occupe la dernière place avec un score de 39,5 points. Le pays est précédé par le Yémen (41,4 points) et le Soudan du Sud (42,3 points), tandis que le Niger (42,4) et le Tchad (42,8) complètent les dernières positions.
Les pays occupant le bas du classement cumulent généralement des scores faibles sur plusieurs des quatre piliers évalués par Rumavi : finances et fiscalité, habitabilité et santé, sécurité et stabilité, ainsi qu' installation et opportunités. La sécurité et la stabilité constituent notamment un facteur différenciant important entre les pays les mieux et les moins bien positionnés.
L'Afrique est particulièrement représentée dans cette partie du classement. Treize pays africains figurent parmi les vingt dernières places : l'Angola, l'Éthiopie, la Mauritanie, le Burundi, le Burkina Faso, l'Érythrée, la République démocratique du Congo, le Mali, la Somalie, la République centrafricaine, le Tchad, le Niger et le Soudan du Sud.
La Syrie, la Corée du Nord, Haïti et la Papouasie-Nouvelle-Guinée figurent également parmi les pays les moins bien classés, aux côtés des pays africains cités plus haut.
Jihen Mkehli
Publié le 01/10/26 14:23




