
Les cours du blé s'envolent en raison des mauvaises conditions météorologiques, dont des inondations suivies d'épisodes de sécheresse et de canicule généralisés. Le réchauffement climatique a fortement touché la moisson mondiale de blé influant sur l'offre mondiale, ce qui placerait les cours sur la voie des 300 euros, contre un prix s'établissant en-dessous de 180 euros la tonne entre 2017 et 2020.
La volatilité prédomine désormais avec le franchissement du seuil des 250 euros pour la tonne de blé tendre livrée à Rouen, battant un record qui remonte à 2013. La hausse des cours du blé tendre observée début juillet, dépassant la barre des 200 euros, a abouti à un pic mi-août, suite à des estimations revues à la baisse en matière de récoltes et de stocks mondiaux. Le marché s'est apprécié de 25 % en un peu moins d'un mois et demi.
Les baisses de production attendues ont été confirmées par le rapport du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), publié jeudi 12 août. La taille de la nouvelle récolte est également préoccupante. Le département américain de l'Agriculture prévoit une production de blé de 72.5 millions de tonnes, représentant une baisse de 15 % par rapport à ses prévisions de juillet. Les stocks en berne en Russie, premier exportateur mondial de blé tendre, sont également en berne. Le ministère russe de l'Agriculture estime la récolte à 81 millions de tonnes, ce qui affecterait la disponibilité au niveau des marchés mondiaux.
Il est à noter que les perspectives de la Banque mondiale, publiées au mois de juin, tablaient sur une augmentation de 9% en 2021 à 230 dollars la tonne. L'institution de Bretton Woods a également soutenu que la hausse des prix devrait se poursuivre et croître progressivement. La Banque mondiale prévoit un pic de la demande mondiale de blé en 2021 en raison de l'accroissement de la demande en Asie du Sud pour les produit alimentaire contenant du blé.
Mariem Ben Yahia
Publié le 26/08/21 09:16




