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La Banque mondiale relève ses prévisions de croissance pour l'Afrique en 2026

Après avoir revu à la hausse ses perspectives de croissance pour l'Afrique en 2026, la Banque mondiale identifie désormais l'IA comme un levier pour accélérer les gains de productivité et soutenir la création d'emplois sur le continent.

 

La Banque mondiale a relevé à 4,3 % sa prévision de croissance pour l'Afrique en 2026, contre 4,1 % anticipés en avril, tout en appelant les pays du continent à accélérer leurs investissements dans l'intelligence artificielle pour soutenir la productivité et l'emploi.

Cette amélioration repose notamment sur les réformes engagées dans plusieurs économies, dont la Zambie, le Nigeria, l'Éthiopie et l'Angola. Toutefois, la banque estime que le revenu par habitant ne devrait progresser que de 1,8 % cette année.

Les perspectives restent par ailleurs exposées aux tensions au Moyen-Orient, aux risques liés au phénomène El Niño, aux taux d'intérêt élevés et au poids du service de la dette.

Environ la moitié des pays africains font aujourd'hui face à des difficultés liées à la gestion de leur dette, tandis que la hausse des coûts de l'énergie pèse davantage sur les économies importatrices de pétrole et de gaz.

L'IA, nouveau levier de croissance pour l'Afrique

Outre les perspectives macroéconomiques, la Banque mondiale appelle les gouvernements africains à faire de l'intelligence artificielle (IA) un levier de productivité et de création d'emplois.

Le continent ne dispose pas des mêmes moyens financiers, infrastructures ou capacités de calcul que les grandes puissances technologiques. Mais la Banque mondiale estime que l'Afrique peut tirer parti de solutions d'IA moins coûteuses et adaptées à ses besoins, notamment dans l'éducation, l'agriculture et la gestion des petites entreprises.

 

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L'enjeu n'est donc pas nécessairement de développer des modèles d'IA de pointe, mais d'adapter les technologies existantes aux réalités locales. La Banque mondiale insiste notamment sur la nécessité de développer les compétences, les infrastructures numériques et les cadres réglementaires permettant une utilisation plus large de ces outils.

Des investissements nécessaires dans les infrastructures numériques

Pour accélérer cette adoption, les pays africains devront également renforcer leurs infrastructures. La Banque mondiale cite notamment le développement de centres de données partagés et l'amélioration des règles relatives à la protection des données parmi les conditions nécessaires à une diffusion plus large de l'IA.

Cette question est d'autant plus importante que l'accès à l'électricité et aux infrastructures numériques reste très inégal sur le continent. L'essor des centres de données et des services d'IA implique des investissements importants dans l'électricité, les réseaux et la connectivité.

Pour la Banque mondiale, l'enjeu est désormais de transformer l'amélioration des indicateurs macroéconomiques en gains de productivité, en emplois et en revenus. L'IA pourrait contribuer à cette transformation, à condition que les investissements dans les infrastructures, les compétences et les institutions suivent le rythme de l'adoption technologique.

Jihen Mkehli 

 

Publié le 06/10/26 11:54

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