Malgré une reprise des flux mondiaux d'investissements directs étrangers en 2025, l'attractivité des capitaux internationaux reste inégalement répartie. Quelques économies continuent de concentrer l'essentiel des investissements, tandis que l'Afrique peine encore à capter une part significative des flux mondiaux.
Les flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) ont atteint 1.600 milliards de dollars en 2025, enregistrant une progression de 6% par rapport à l'année précédente. Malgré cette dynamique à l'échelle internationale, l'Afrique a vu son attractivité reculer nettement.
Selon les dernières données publiées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (UNCTAD), le continent n'a attiré que 70 milliards de dollars d'IDE en 2025, contre 94 milliards de dollars un an plus tôt, soit une baisse de 26%. Les investissements captés par l'Afrique ne représentent ainsi que 4,4% des flux mondiaux d'IDE.
La répartition de ces investissements reste par ailleurs fortement concentrée dans quelques secteurs stratégiques, notamment les hydrocarbures, les mines, les engrais et l'industrie automobile, qui ont constitué les principaux moteurs des IDE sur le continent en 2025.
Dix pays captent plus de 72% des IDE en Afrique
Les investissements directs étrangers en Afrique demeurent fortement concentrés sur un nombre limité de pays. En effet, les dix premiers pays bénéficiaires ont capté à eux seuls 72,3% des flux d'IDE destinés au continent en 2025.
En tête du classement figure l'Égypte, qui a attiré 15,5 milliards de dollars d'IDE, soit 22,1% de l'ensemble des investissements reçus par l'Afrique.
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La Guinée occupe la deuxième place avec 7,8 milliards de dollars, contre seulement 1,4 milliard de dollars en 2024, soit une progression spectaculaire de 457%. Elle est suivie du Mozambique et du Nigeria, qui ont respectivement attiré 5,7 milliards et 4 milliards de dollars d'IDE.
L'Éthiopie complète ce groupe de tête avec 3,8 milliards de dollars d'investissements étrangers, répartis entre plusieurs secteurs d'activité. De son côté, l'Ouganda poursuit sa dynamique en enregistrant 3,4 milliards de dollars d'IDE.
Le Maroc affiche également une nette progression, avec des flux atteignant 3,3 milliards de dollars, en hausse de 90,8% par rapport à l'année précédente.
Pour sa part, la Tunisie a enregistré 1,17 milliard de dollars d'entrées d'investissements directs étrangers en 2025. Les sorties d'IDE sont, quant à elles, restées limitées à 37 millions de dollars, selon les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.
Ces niveaux placent le pays loin des principaux pôles d'attraction des investissements sur le continent, malgré une évolution positive des flux entrants.
Les grandes économies captent l'essentiel des flux
À l'échelle mondiale, les investissements directs étrangers (IDE) demeurent concentrés sur un nombre limité d'économies. Les États-Unis arrivent en tête du classement des principaux pays bénéficiaires en 2025, avec des flux atteignant 277 milliards de dollars.
Derrière la première puissance économique mondiale, Singapour occupe la deuxième place avec 151 milliards de dollars, suivi par Hong Kong avec 116 milliards de dollars. La Chine arrive en quatrième position avec 105 milliards de dollars, tandis que le Brésil complète le top 5 mondial avec 77 milliards de dollars d'IDE attirés en 2025.
En Europe, c'est l'Allemagne qui s'impose comme la première destination des investissements étrangers, avec des flux estimés à 74 milliards de dollars.
Dans le monde arabe, l'Arabie saoudite figure parmi les destinations les plus attractives pour les investisseurs internationaux. Le Royaume a attiré 33 milliards de dollars d'IDE en 2025, se classant à la 13ᵉ place mondiale des pays bénéficiaires.
Jihen Mkehli
Publié le 09/07/26 08:58




