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Le cuivre atteint un nouveau sommet historique

Le cuivre bat son précédent record établi en janvier et atteint un nouveau sommet historique, porté par les craintes d'un resserrement de l'offre hors des États-Unis. 

 

 

Le cuivre a atteint mercredi 10 septembre 2026 un nouveau record historique, soutenu par le resserrement de l'offre en dehors des États-Unis.

Sur le London Metal Exchange (LME), le cuivre à trois mois a atteint 14 802,50 dollars la tonne, dépassant son précédent record de 14 779 dollars, établi la veille. Il s'agit de son plus haut niveau historique, après avoir déjà franchi début septembre son précédent record établi en janvier 2026, à 14 527,50 dollars la tonne. Le métal s'est ensuite replié, avant de s'établir autour de 14 775 dollars la tonne.

Cette progression intervient alors que les stocks de cuivre se déplacent massivement vers les États-Unis, où les opérateurs cherchent à anticiper d'éventuels droits de douane sur les importations de cuivre raffiné. 

Les stocks de cuivre enregistrés dans les entrepôts du LME ont ainsi diminué de près de 40 % depuis la fin mai. En Chine, les stocks suivis sur le Shanghai Futures Exchange (SHFE) ont également fortement reculé, atteignant leur plus bas niveau depuis janvier 2024. 

Les stocks américains aspirent le cuivre mondial

La principale explication de la flambée actuelle du cuivre tient au resserrement des disponibilités sur les marchés hors des États-Unis. Les opérateurs américains ont fortement augmenté leurs achats de cuivre raffiné afin d'anticiper d'éventuels droits de douane supplémentaires à l'importation.

Cette course au stockage a attiré d'importants volumes vers les États-Unis et réduit mécaniquement les quantités disponibles sur les autres marchés.

L'incertitude autour de la politique commerciale américaine joue ainsi un rôle central dans la hausse des cours. Alors que le cuivre raffiné reste pour l'instant épargné par certains droits de douane américains, la perspective de nouvelles mesures pousse les industriels et les négociants à sécuriser leurs approvisionnements en amont.

Les États-Unis ont d'ailleurs importé environ 885 000 tonnes de cuivre raffiné au premier semestre 2026, soit 3 % de plus qu'un an auparavant. 

L'offre peine à suivre la demande

La hausse des cours repose également sur des difficultés du côté de la production. La production minière mondiale de cuivre a reculé de 1,1 % au premier semestre 2026, tandis que la production de concentrés a diminué de 2,6 %, notamment en raison du recul de la production au Chili, en Indonésie et en République démocratique du Congo.

À cela s'ajoutent les tensions sur l'approvisionnement en acide sulfurique, notamment face à la situation au Moyen-Orient.

La demande reste, elle aussi, soutenue par plusieurs secteurs à forte intensité de cuivre. Les investissements dans les réseaux électriques, les véhicules électriques et surtout les infrastructures liées à l'intelligence artificielle et aux centres de données alimentent les perspectives de consommation à long terme.

Jihen Mkehli

 

Publié le 10/09/26 13:26

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