Porté par des signaux de ralentissement aux États-Unis, le cours de l'or s'est hissé à un nouveau sommet historique.

Le cours de l'or a inscrit un nouveau record historique lundi sur les marchés internationaux, franchissant le seuil de 4.383,76 dollars l'once lors des échanges.
Un sommet qui dépasse légèrement le précédent record atteint en octobre dernier, lorsque le métal jaune évoluait autour de 4.381,52 dollars l'once.
Cette nouvelle envolée s'explique en grande partie par la publication, la semaine dernière, d'une série de données macroéconomiques américaines perçues comme décevantes par les marchés.
Sur le front de l'emploi, le dernier rapport du Bureau of Labor Statistics met en évidence un essoufflement progressif du marché du travail. Certes, 64 000 emplois non agricoles ont été créés en novembre, mais ce chiffre reste nettement inférieur aux rythmes observés plus tôt dans l'année.
Surtout, il intervient après une destruction de 105 000 emplois en octobre, la plus forte contraction mensuelle enregistrée depuis plusieurs années. En parallèle, le taux de chômage est remonté à 4,6 %, son niveau le plus élevé depuis 2021.
Une tendance haussière depuis le début de 2025
Au-delà de la réaction immédiate aux données américaines, la flambée de l'or s'inscrit dans une tendance haussière lourde observée depuis le début de l'année 2025. En l'espace de onze mois, le métal jaune a enregistré une hausse cumulée d'environ 67 %, portant ses cours à des niveaux historiquement élevés.
Cette progression s'explique par un environnement international de plus en plus instable, qui renforce le rôle de l'or en tant que valeur refuge.
Ces derniers mois, la paralysie budgétaire aux États-Unis, marquée par des blocages récurrents au Congrès, a ravivé les inquiétudes autour de la trajectoire des finances publiques américaines et de la solidité du dollar.
Dans le même temps, le retour des tensions commerciales, dans le cadre de la politique protectionniste menée par Donald Trump, a alimenté les craintes d'un ralentissement du commerce mondial. À cela s'ajoutent des risques géopolitiques, qui continuent de peser sur la visibilité économique globale.
Jihen Mkehli
Publié le 22/12/25 09:23




