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Le blocage du détroit d’Ormuz fait flamber les cours du pétrole

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Alors que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est quasiment à l'arrêt, les prix du pétrole repartent à la hausse, avec toujours aucun signe de trêve ni de reprise des négociations entre l'Iran et les États-Unis.

 

 

 

Les cours du pétrole repartent à la hausse ce lundi 17 août 2026, en l'absence de signes de trêve ou de reprise des négociations entre l'Iran et les États-Unis.

Le Brent a progressé jusqu'à 1 % en début de séance, atteignant 89,40 dollars le baril, avant de réduire ses gains à 72 cents, à 89,20 dollars. De son côté, le WTI américain gagnait 44 cents, à 82,83 dollars le baril.

Les deux références mondiales du pétrole avaient déjà enregistré une hausse de plus de 5 % la semaine dernière, après les attaques visant des pétroliers exploités par la compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi (ADNOC) dans le détroit d'Ormuz, ainsi qu'une raffinerie appartenant à Saudi Aramco.

 

Lire aussi : Les cours du pétrole s'orientent vers leur plus forte progression mensuelle depuis mars

 

Les développements du week-end n'ont pas permis d'entrevoir une accalmie. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que Téhéran n'avait pas encore pris de décision sur une éventuelle reprise des négociations avec les États-Unis.

De son côté, le président américain Donald Trump a appelé les Américains à accepter une légère hausse des prix de l'essence alors que le conflit se poursuit.

Détroit d'Ormuz : le trafic maritime quasiment à l'arrêt

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz s'est fortement réduit pendant le week-end, se rapprochant d'un arrêt quasi total, après les récentes attaques contre des pétroliers et alors que les négociations entre les États-Unis et l'Iran restent au point mort.

Les données de suivi des navires de Kepler montrent que seulement cinq navires de marchandises ont traversé le détroit samedi, tandis qu'aucun passage n'a été enregistré dimanche, contre 31 navires durant le week-end précédent.

Cette baisse intervient après l'annonce, la semaine dernière, par les Émirats arabes unis de l'attaque de trois navires exploités par la Compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi (ADNOC) alors qu'ils traversaient le détroit. Les États-Unis ont, de leur côté, indiqué être en mesure de maintenir leur blocus naval de l'Iran " indéfiniment ".

Le trafic réel pourrait toutefois être légèrement supérieur aux données de suivi. Certains navires peuvent en effet désactiver leurs transpondeurs afin de ne pas être détectés. Les niveaux observés restent néanmoins très éloignés de ceux enregistrés avant le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran en février dernier, lorsque plus de 130 navires traversaient quotidiennement le détroit.

Avant le conflit, le détroit d'Ormuz constituait l'une des principales voies d'acheminement de l'énergie mondiale, assurant le passage d'environ un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié.

Jihen Mkehli

 

Publié le 17/08/26 09:13

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