Avec près de 3 milliards de dollars investis au cours de l'exercice 2024/2025, les Émirats arabes sont le premier investisseur étranger en Égypte, soutenant des projets dans le tourisme de luxe, l'immobilier haut de gamme et les infrastructures urbaines.

Au cours de l'exercice 2024/2025, les Émirats arabes unis se sont imposés comme le premier investisseur étranger en Égypte, avec des investissements nets de 2,96 milliards de dollars.
Selon les données publiées par la Banque centrale égyptienne, le total des investissements étrangers nets en Égypte a atteint 12,2 milliards de dollars au cours de ce dernier exercice fiscal.
Après les Émirats, les États-Unis arrivent en deuxième position avec 1,68 milliard de dollars, suivis par le Royaume-Uni (1,23 milliard de dollars).
Parmi les autres principaux contributeurs, plusieurs pays du Golfe figurent également en tête : l'Arabie saoudite avec 840 millions de dollars, le Koweït avec 590 millions de dollars, et le Qatar avec 440 millions de dollars. La Belgique (480 millions de dollars) et la France (370 millions de dollars) complètent la liste.
Dans un pays confronté à une crise de change persistante et à des tensions économiques, les investissements massifs des pays du Golfe et des États-Unis sont bien plus que de simples flux financiers. Ils représentent une bouffée d'oxygène pour des entreprises égyptiennes en quête de stabilité, un soutien aux projets industriels et aux infrastructures stratégiques.
Principaux secteurs d'investissement
De manière générale, selon les estimations officielles, les investissements des pays du Golfe en Égypte depuis 2021 dépassent les 60 milliards de dollars, répartis dans des projets: immobilier, infrastructures, tourisme et énergie.
Mais surtout dans l'immobilier et le tourisme que les capitaux du Golfe s'imposent le plus fortement. Le projet le plus récent en date est l'accord qatari pour la zone touristique d'Alam Al‑Roum (ou “Alam El‑Roum”) sur la côte nord de l'Égypte.
L'entreprise qatarie Qatari Diar, filiale du fonds souverain qatari, s'engage à investir 29,7 milliards de dollars dans un vaste complexe résidentiel et touristique : résidences de luxe, hôtels, marinas, parcours de golf, écoles, universités et infrastructures publiques.
Les investissements concernent aussi les infrastructures urbaines. En effet, le projet d'Alam Al‑Roum n'est pas simplement touristique ; il ambitionne de devenir “un centre urbain intégré” avec des quartiers résidentiels, des services, des écoles et des zones commerciales.
Les investissements des pays du Golfe ne se limitent pas à l'immobilier. Certains acteurs s'intéressent aussi à l'énergie verte, aux infrastructures durables et aux smart cities. Et enfin les infrastructures industrielles où les investissements concernent également des zones industrielles, des usines et des projets d'infrastructure lourde.
Jihen Mkehli
Publié le 18/11/25 08:45




