La guerre entre l'Iran et les États-Unis a poussé plusieurs importateurs, notamment européens, à diversifier davantage leurs sources d'approvisionnement en gaz naturel liquéfié, et certains pays producteurs ont vu leurs exportations augmenter de manière significative.
Au premier trimestre de 2026, cinq pays concentrent à eux seuls l'essentiel des exportations africaines de gaz naturel liquéfié (GNL), représentant environ 88 % des volumes totaux du continent, selon les données de l'Energy Research Unit.
Sur la période, les exportations africaines de GNL ont enregistré une nette progression, en hausse de 27 %, pour atteindre 11,32 millions de tonnes, contre 8,90 millions de tonnes un an plus tôt.
Si la part de marché de l'Afrique reste encore limitée à environ 10 % des exportations mondiales de GNL au premier trimestre 2026, soit 113,6 millions de tonnes au niveau global, son rôle stratégique tend néanmoins à se renforcer.
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Dans un contexte marqué par la guerre au Mont-Orient et la volonté de l'Union européenne de diversifier ses approvisionnements énergétiques, le continent s'impose progressivement comme un fournisseur alternatif central.
Sur l'ensemble de l'année écoulée, les exportations africaines de GNL ont atteint près de 39,72 millions de tonnes.
L'émergence de nouveaux exportateurs
En détail, le Nigeria s'est hissé en tête des exportateurs africains de gaz naturel liquéfié (GNL) au premier trimestre 2026, loin devant ses concurrents. Ses exportations ont atteint 4,99 millions de tonnes, contre 3,43 millions de tonnes sur la même période en 2025, soit une hausse d'environ 45 %.
L'Algérie conserve, de son côté, sa position de deuxième exportateur africain avec 2,04 millions de tonnes, destinées en grande partie aux marchés européens, notamment la France et l'Italie, qui restent des débouchés importants dans un contexte de diversification énergétique.
Troisième acteur du continent, l'Angola a également enregistré une progression notable, avec une hausse d'environ 30 %, atteignant 1,25 million de tonnes, contre 0,96 million de tonnes un an plus tôt.
En revanche, le Mozambique a connu un léger repli de ses exportations, en baisse de 3 % sur la période janvier-mars 2026. Le pays a toutefois conservé sa place parmi les principaux exportateurs africains, avec 914 000 tonnes, contre 942 000 tonnes au premier trimestre 2025.
La Guinée équatoriale complète le top 5 avec des exportations de 735 000 tonnes, en recul par rapport aux 786 000 tonnes enregistrées un an plus tôt.
Par ailleurs, d'autres producteurs émergent comme principaux exportateurs. C'est notamment le cas de la Mauritanie, qui enregistre une progression spectaculaire. En effet, ses exportations ont bondi à 703 000 tonnes au premier trimestre 2026, contre seulement 42 000 tonnes un an plus tôt, soit une hausse de plus de 1 500 %, portée par la montée en production de nouveaux projets gaziers.
Jihen Mkehli
Publié le 17/04/26 11:31




