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Le FMI table sur un prix moyen du baril de pétrole de 95,7 dollars en 2026

Le FMI revoit à la hausse ses prévisions pétrolières pour 2026 et 2027, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient. Si son scénario central table sur un reflux des cours l'année prochaine, une prolongation du conflit pourrait porter le baril à 130 dollars.

 

 

Le Fonds monétaire international (FMI) relève ses prévisions de prix moyen du pétrole pour 2026 et 2027, tout en avertissant que les cours pourraient atteindre 130 dollars le baril si le conflit au Moyen-Orient se prolonge.

Dans son rapport sur les Perspectives de l'économie mondiale, publié mardi 13 octobre, le FMI prévoit un prix moyen du baril de 95,74 dollars en 2026, contre 89,27 dollars dans ses estimations de juillet, soit une révision à la hausse de 7,2 %.

Pour 2027, le Fonds table sur un prix moyen de 87,39 dollars le baril, contre 78,70 dollars dans ses précédentes projections. Cette prévision est donc supérieure de 11 % à celle de juillet, mais reste inférieure de 8,7 % à celle retenue pour 2026.

À titre de comparaison, le prix moyen du pétrole s'est établi à 67,74 dollars le baril en 2025. La prévision pour 2026 représente ainsi une hausse d'environ 41 % sur un an.

Un baril à 130 dollars si le conflit se prolonge

La trajectoire anticipée par le FMI reste toutefois conditionnée à l'évolution de la situation géopolitique et au rétablissement des flux pétroliers. Le scénario central suppose notamment une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz en mars 2027, puis un retour des conditions de transport à leur niveau d'avant le conflit d'ici octobre de la même année.

 

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Or, une prolongation des tensions pourrait compromettre ce calendrier et maintenir les approvisionnements sous pression. Le Fonds envisage ainsi un scénario défavorable dans lequel les prix du pétrole atteindraient 130 dollars le baril et se maintiendraient à ce niveau jusqu'au premier trimestre de 2027.

Le rapport a mis en lumière la crise liée à la fermeture du détroit d'Ormuz , par lequel transitaient quotidiennement environ 20 millions de barils de pétrole avant le déclenchement de la guerre, soit l'équivalent d'environ un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime.

Les risques sur l'offre restent déterminants

Les tensions sur le marché pétrolier ne se limitent pas aux variations des cours. Les perturbations des flux transitant par le détroit d'Ormuz, les coûts élevés du transport maritime et les primes d'assurance liées aux risques sécuritaires compliquent l'acheminement du pétrole et de ses produits dérivés.

Le recours aux stocks a jusqu'ici permis d'amortir une partie des effets des perturbations de l'approvisionnement. Mais la persistance des tensions pourrait réduire cette marge de manœuvre et accentuer la pression sur les prix, en particulier si les routes maritimes stratégiques restent perturbées.

 

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Pour les pays importateurs d'énergie, une hausse durable des cours se traduirait par une facture énergétique plus lourde et pourrait alimenter les pressions inflationnistes. À l'échelle mondiale, le risque ne réside donc pas uniquement dans un pic ponctuel des prix, mais aussi dans la durée pendant laquelle les coûts de l'énergie resteraient élevés.

Si le scénario central du FMI prévoit un reflux des cours en 2027, cette détente demeure tributaire de la reprise des approvisionnements et de l'amélioration des conditions de transport. Une aggravation du conflit pourrait, à l'inverse, éloigner cette perspective et prolonger les tensions sur les marchés énergétiques.

Jihen Mkehli

 

Publié le 13/10/26 13:58

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