Avec le lancement de " Algeria Bid Round 2026 ", sept nouveaux périmètres d'exploration en Algérie sont ouverts aux compagnies étrangères.
L'Algérie a officiellement lancé un vaste appel à la concurrence internationale portant sur sept nouvelles zones d'exploration d'hydrocarbures.
Baptisée " Algeria Bid Round 2026 ", cette opération vise la relance du secteur des hydrocarbures engagée ces dernières années et constitue l'un des plus importants cycles d'attribution de permis depuis plus d'une décennie.
Dans le détail, la procédure est ouverte à l'ensemble des compagnies pétrolières et gazières internationales. Les entreprises intéressées disposent jusqu'au 26 novembre 2026 pour soumettre leurs offres. Les contrats d'exploration, qui seront conclus avec la compagnie nationale Sonatrach, devraient être finalisés d'ici le 31 janvier 2027.
Ce nouveau round intervient peu de temps après l'" Algeria Bid Round 2024 ", le premier exercice de ce type depuis 2014, qui avait déjà permis l'attribution de licences d'exploration sur cinq périmètres à des compagnies pétrolières de différentes nationalités.
Les zones mises en concurrence regroupent plusieurs bassins présentant un fort potentiel géologique. Elles incluent des découvertes déjà identifiées, ainsi que des gisements et des cibles d'exploration jugés prometteurs.
Des zones structurées en contrats de partage
Les zones mises en concurrence ont été définies selon différentes formules contractuelles, principalement des contrats de partage de production. Elles incluent notamment Illizi Centre, qui regroupe dix gisements potentiels, et El M'Zaid Nord, estimée à près de 100 millions de barils.
Dans le bassin de Berkine, la zone El Borma II repose sur deux gisements déjà identifiés, tandis que Est Bordj Omar Driss s'appuie sur des découvertes antérieures de pétrole et de gaz.
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D'autres périmètres complètent l'offre, comme Hassi El Hadjira III, bénéficiant de productions confirmées dans les zones voisines, ou encore El Benoud Est, située dans un couloir stratégique entre champs en exploitation. Enfin, la zone Touggourt Sud, la plus importante en volume estimé, affiche un potentiel prévisionnel dépassant 576 millions de barils.
L'ensemble du processus est encadré par la loi algérienne sur les hydrocarbures, présentée par les autorités comme un cadre destiné à renforcer la transparence et à sécuriser les investissements étrangers.
Pour les compagnies internationales, ce dispositif offre un environnement contractuel plus lisible, une stabilité juridique accrue et des mécanismes de partage de production qui permettent de limiter les risques financiers tout en accédant à des réserves importantes.
Dans le même temps, l'appel d'offres est assorti d'engagements environnementaux précis, incluant la réduction du torchage, la maîtrise des émissions de méthane et le développement de projets liés à l'hydrogène ainsi qu'au captage et stockage du carbone.
Jihen Mkehli
Publié le 20/04/26 11:24




