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La France, première destination des investissements étrangers en Europe en 2025

Longtemps moteur des investissements internationaux, l'Europe voit désormais son attractivité reculer face à un environnement mondial de plus en plus compétitif et instable.

 

 

La France conserve, en 2025, sa place de pays le plus attractif d'Europe auprès des investisseurs internationaux, pour la septième année consécutive.

Selon le Baromètre de l'attractivité publié par le cabinet EY, l'Hexagone a attiré 852 projets d'investissements étrangers sur un total de 5.026 recensés dans 47 pays européens.

Le rapport met en avant plusieurs facteurs qui continuent de renforcer l'attractivité française, notamment la taille de son marché intérieur, la qualité de ses infrastructures, son potentiel d'innovation, une électricité largement décarbonée ainsi qu'une main-d'œuvre qualifiée.

À titre de comparaison, le Royaume-Uni a enregistré 730 projets d'investissements étrangers en 2025, contre 548 pour l'Allemagne. Mais si Paris domine en nombre de projets annoncés, le classement est plus nuancé lorsqu'il s'agit des emplois générés.

La France arrive en deuxième position en Europe avec 27.921 emplois créés grâce à ces investissements, derrière le Royaume-Uni qui totalise 28.867 nouveaux postes.

L'Europe, région la plus touchée par le recul des investissements étrangers

Malgré son maintien à la première place européenne, la France évolue dans un contexte continental nettement moins favorable. Le cabinet EY décrit même l'Europe comme " la région du monde la plus touchée par le recul des investissements internationaux ", en raison de la concurrence des États-Unis et de la Chine.

Dans l'ensemble du continent, les investissements directs étrangers ont reculé pour la deuxième année consécutive et ont atteint leur niveau le plus bas depuis près d'une décennie. En 2024, 5.383 projets ont été annoncés en Europe, soit une baisse de 5% sur un an, tandis que les emplois générés par ces investissements ont chuté de 16%.

La France n'a pas échappé à cette baisse. Le nombre de projets étrangers recensés dans l'Hexagone a reculé de 14% en un an, avec une baisse encore plus marquée par rapport aux niveaux records atteints après la pandémie.

Le baromètre souligne notamment une diminution des investissements en provenance des États-Unis et de l'Allemagne, les deux principaux investisseurs étrangers en France. Les groupes américains, en particulier, privilégient désormais davantage leur marché domestique, attirés par les incitations massives du programme américain Inflation Reduction Act (IRA), qui a largement renforcé l'attractivité industrielle des États-Unis ces dernières années.

Pour EY, ce ralentissement s'explique par plusieurs facteurs : une croissance économique jugée trop faible dans les principales économies européennes, des coûts énergétiques élevés, un excès de complexité réglementaire ainsi que des interrogations persistantes sur la capacité de l'Europe à rivaliser avec les puissances américaine et chinoise dans les secteurs stratégiques comme l'industrie, l'intelligence artificielle ou les technologies vertes.

Jihen Mkehli

 

Publié le 21/05/26 09:19

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