L'Égypte bénéficie d'un financement d'un milliard de dollars de la Banque mondiale, destiné à accompagner ses réformes économiques et sa transition vers un modèle plus durable.

Le groupe de la Banque mondiale a approuvé l'octroi d'un financement d'un milliard de dollars en faveur de l'Égypte.
Cette enveloppe vise à soutenir les efforts du pays en matière de création d'emplois via le secteur privé, de consolidation des équilibres macroéconomiques et des finances publiques, ainsi que d'accélération de la transition vers une économie plus verte, selon un communiqué de l'institution.
Le financement comprend également une garantie de crédit de 200 millions de dollars apportée par le Royaume-Uni.
Ce dispositif s'inscrit dans la deuxième phase des programmes de financement des politiques de développement. Il vise à appuyer un ensemble de réformes structurantes destinées à favoriser la création d'emplois, renforcer la soutenabilité des finances publiques et accompagner la transition vers un modèle économique plus durable.
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Il soutient également des mesures visant à améliorer la gouvernance des entreprises publiques, à lever les obstacles à l'investissement privé, à renforcer l'efficacité de la mobilisation des recettes locales et à réduire le coût du financement public.
Des indicateurs économiques supérieures aux attentes
L'approbation de ce financement intervient quelques jours seulement après la publication de signaux économiques jugés positifs par le gouvernement égyptien. Les autorités ont notamment fait état d'une hausse des réserves de change de la Banque centrale d'Égypte, atteignant un nouveau niveau record, ainsi que de performances économiques supérieures aux attentes au cours du premier trimestre 2026.
Selon les données officielles, l'économie égyptienne a enregistré une croissance préliminaire de 5 % au troisième trimestre de l'exercice 2025/2026 (janvier-mars 2026). Un résultat supérieur aux prévisions initiales, qui anticipaient un ralentissement à 4,6 %, en raison des tensions géopolitiques et des perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales.
Cette reprise a été principalement portée par les secteurs non pétroliers. L'activité du canal de Suez a progressé de 23,6 %, tandis que le tourisme, notamment les hôtels et restaurants, a enregistré une hausse de 8,3 %. Le secteur de la construction a également contribué à cette dynamique, avec une croissance de 5,6 %.
Sur le marché des changes, la livre égyptienne, qui figurait parmi les devises les plus fragilisées face au dollar américain en début de période, a atteint son plus haut niveau depuis près d'un mois.
Jihen Mkehli
Publié le 08/05/26 10:01




