L'Union Internationale de Banques (UIB) affiche à fin septembre 2026 une amélioration nette de sa rentabilité d'exploitation, avec un coefficient d'exploitation ramené à 52,4 %.
A la fin du troisième trimestre 2026, l'UIB annonce un produit net bancaire (PNB) de 419,2 millions de dinars (MDT), contre 388,4 MDT un an plus tôt, soit une progression de 7,9 %.
Retraitée de l'impact de la loi 2024-41 portant amendement du code de commerce (24 MDT cette année contre 19,4 MDT en 2025), la hausse atteindrait 8,7 %.
Sur le seul troisième trimestre, le PNB ressort à 145,5 MDT, contre 130 MTND au même trimestre de 2025, soit une progression d'environ 12 %.
Le résultat brut d'exploitation grimpe de 15 %, à 200 MDT contre 173,7 MDT. Le coefficient d'exploitation s'améliore de trois points, de 55,4 % à 52,4 %, et tomberait à 49,6 % hors effet de la loi 2024-41.
Les charges opératoires, à 219,7 MDT, n'augmentent que de 2,2 %, et les frais de personnel de 1,4 %, à 159,1 MDT.
Marges et portefeuille-titres, les moteurs de la croissance
La marge d'intérêt s'établit à 225 MDT, contre 214,3 MDT (+5 %), et la marge sur commissions à 117,7 MDT, contre 114,4 MDT (+2,8 %). Les revenus du portefeuille-titres commercial et d'investissement progressent de 28,1 %, à 76,5 MDT.
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Le portefeuille lui-même atteint 916 MDT, contre 632,4 MDT en septembre 2025, une hausse d'environ 45 % tirée par le portefeuille-titres commercial (339 MDT contre 46,3 MDT).
Les produits d'exploitation bancaire, nets des agios réservés, reculent légèrement de 0,8 %, à 680,1 MDT. Ce léger repli s'accompagne d'une baisse plus marquée des charges d'exploitation bancaire, à 260,8 MDT contre 296,9 MDT (-12,1 %), liée à la diminution des intérêts encourus.
Des crédits en hausse, des dépôts en légère baisse
L'encours net des crédits à la clientèle atteint 6 517 MDT, en hausse de 3,7 % (+233,6 MDT) sur un an. L'encours des dépôts recule de 1,2 %, à 7 048 MDT, soit -85 MDT.
Cette baisse masque une recomposition de la structure des ressources. Les dépôts à terme, certificats de dépôt et autres produits financiers chutent de 665,8 MDT. Ils sont en grande partie compensés par la progression des dépôts à vue (+284,8 MDT, à 2 220 MDT), des dépôts d'épargne (+207,4 MDT, à 2 828 MDT) et des autres dépôts et avoirs (+88,7 MDT).
Les ressources à vue et d'épargne représentent ainsi désormais plus de 71 % des dépôts, ce qui allège le coût des ressources de la banque.
Les capitaux propres, hors résultat de la période, s'élèvent à 1 044 MDT, contre 977,4 MDT un an plus tôt (+6,8 %). Les emprunts et ressources spéciales reculent à 89,2 MDT, contre 115 MDT.
Omar EL Oudi
Publié le 19/10/26 19:32




