L'Union Internationale de Banques (UIB) vient de publier ses indicateurs d'activité au 31 mars 2026. Malgré une légère baisse de ses produits d'exploitation bancaire, la banque affiche un Produit Net Bancaire (PNB) en progression, portée par une gestion rigoureuse et une croissance dynamique de ses dépôts et crédits.

Le premier trimestre 2026 confirme la confiance des déposants envers l'UIB. L'encours des dépôts de la clientèle a atteint 7.228 millions de dinars, marquant une hausse de 4,4 % (+305,7 millions de dinars) par rapport à mars 2025.
Cette progression est essentiellement tirée par les dépôts d'épargne (+229 millions de dinars) et les dépôts à vue (+142,6 millions de dinars).
En parallèle, l'encours net des crédits à la clientèle progresse de 4,9 % pour s'établir à 6.395 millions de dinars, injectant ainsi près de 298 millions de dinars supplémentaires dans l'économie par rapport à l'année précédente.
La rentabilité au rendez-vous
Le Produit Net Bancaire (PNB) s'établit à 132,5 millions de dinars, contre 125,7 millions un an plus tôt, soit une hausse de 5,4 %. Cette performance est d'autant plus notable qu'elle intervient dans un contexte de baisse des produits d'exploitation bancaire (-0,9 %).
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La rentabilité a été soutenue par une marge d'intérêt en hausse de 4,7 % (73,1 millions de dinars), des revenus des titres commerciaux et d'investissement qui ont bondi de 27,6 % pour atteindre 22,8 millions de dinars, et une baisse des charges d'exploitation, passant de 98,8 à 90 millions de dinars.
L'impact des réformes législatives
L'analyse des résultats de l'UIB met en lumière le poids des nouvelles réglementations sur les indicateurs bancaires. La banque souligne notamment l'impact de la loi 2024-41 (amendement au code de commerce). Sans l'effet de cette loi, la croissance du PNB aurait été de 6,4 % au lieu de 5,4 %.
De même, le coefficient d'exploitation, qui s'établit à 56,1 % , descendrait à 53 % s'il était retraité de l'impact de cette même loi, témoignant d'une efficacité opérationnelle accrue.
Maîtrise des charges et perspectives
Au terme du premier trimestre de l'année en cours, les charges opératoires de la banque ont augmenté de 5,6 % , avec une hausse spécifique des frais de personnel de 8 % (55,3 millions de dinars).
La banque précise toutefois que, retraitée de l'impact de la loi 2025-09 sur les contrats de travail, l'évolution des salaires resterait alignée sur l'inflation annuelle.
Enfin, le Résultat Brut d'Exploitation (RBE) suit la tendance positive avec une progression de 5,2 %, s'élevant à 58,2 millions de dinars.
Omar EL Oudi
Publié le 17/04/26 15:53




