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Festival Jazz à Carthage : 8000 personnes brassées en 10 jours

Producteur, programmateur et Directeur général de Scoop Organisation depuis plus de 20 ans, Mourad Mathari est l’homme incontournable des Arts et de la Culture en Tunisie. Le Festival d’initiative privée, Jazz à Carthage, dont il est le promoteur célèbre les musiques du monde et a clôturé dimanche 14 avril 2019 sa 14ème édition. Un évènement couronné par le Travel d’Or Tunisie, catégorie Evénements culturels et Clubbing, et qui a brassé plus de 8000 mélomanes.

Placée sous le signe de la nouveauté, la 14ème édition de Jazz à Carthage fût, cette année encore, un franc succès. Après un travail acharné de plusieurs mois d’organisation, Mourad Mathari, son instigateur, a fait état de sa joie et de sa reconnaissance vis-à-vis « du public, de son équipe et tous ceux qui ont soutenu de près ou de loin le festival ». Une heure de gloire bien méritée avec, pour cette édition, une note spéciale avec l’obtention du Travel d’or 2019 attribué à Scoop Organisation.

Placé sous le haut patronage du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, René Trabelsi, la cérémonie de remise des Travel d’Or s’est déroulée jeudi 11 avril 2019 et a mis à l’honneur Mourad Mathari pour les efforts déployés en faveur de la Culture et pour la promotion du Jazz à Carthage. Via ce signe d’encouragement en faveur de l’industrie culturelle, ce festival international qui promeut la destination Tunisie se distingue désormais grâce à un label de qualité et de reconnaissance.

Jazz à Carthage Episode 14, une référence et un renouveau artistiques

Du 4 au 14 avril 2019, plus de 8000 amateurs de musique en Tunisie ont pu découvrir 30 artistes internationaux dont 13 Tunisiens sur les multiples scènes du festival Jazz à Carthage. Ce nombre n’englobe cependant pas les gratuités offertes au public pour assister aux différents concerts de rue, animations en plein air, master-class et expositions gratuites autour du jazz organisés pour la première fois pour le plaisir du public.

La nouveauté pour cette édition a résidé dans des espaces plus grands et plus nombreux. On peut compter la salle Alhambra du Zéphyr à la Marsa, l’Acropolium de Carthage, l’Espace Najem Ezzahra à Sidi Bousaid, le music hall Kafichanta, l’Institut Français de Tunisie (IFT) au centre ville avec cette année une nouveau lieu de représentation artistique, la salle Versailles située dans le Pavillon des Baies de Gammarth et doté d’une capacité de 1500 places.

« Au delà de l’ouverture sur de nouveaux genres musicaux, nous avons voulu décloisonner et diversifier les espaces pour pouvoir offrir un jazz de qualité dans des espaces réduits en faveur d’un public plus averti. Nous avons également souhaité relever le niveau en invitant des artistes mondialement connus qui jouent à guichet fermé partout dans le monde. Avec le festival Jazz à Carthage, les mélomanes tunisiens et internationaux ont eu accès à des artistes et des collectifs d’artistes à des prix défiant toute concurrence » a déclaré Mourad Mathari ajoutant que « le fait d’inviter de grands artistes qui sont des pointures internationales a fait la réputation de Jazz à Carthage ».

Revenant sur les débuts de Jazz à Carthage, Mourad Mathari a déclaré « Pour les premières éditions du festival, contacter les artistes était une question de réseautage et de carnet d’adresses. Aujourd’hui, avec l’Internet et les réseaux sociaux on peut le faire plus facilement même si cela comporte des désavantages. En effet, les artistes sont très sollicités et beaucoup d’opportunistes les contactent grâce à leur coordonnées publiées sur le net. Ceux-ci se présentent comme des organisateurs de festivals alors qu’ils ne sont que des intermédiaires. C’est devenu la jungle et elle est alimentée par les process de l’Etat tunisien qui détient 80% des procédures et des marchés culturels. Cette tendance crée des perturbations énormes mais aussi une inflation au niveau des cachets payés aux artistes ».

Mourad Mathari a également évoqué « l’absence d’une volonté politique claire soutenant l’initiative privée ». Il a fait état du travail de titan opéré par l’équipe de Scoop Organisation et des blocages administratifs à relever pour ramener des artistes étrangers en Tunisie.

Scoop Organisation, acteur prépondérant de l’industrie culturelle naissante en Tunisie

Acteur prépondérant de l’industrie culturelle naissante en Tunisie, la société Scoop Organisation, s’attache depuis plus de 30 ans à promouvoir la musique et les rencontres artistiques.

Audace et rigueur sont les maîtres mots de la structure qui n’a de cesse de dénicher des artistes rares mais aussi d’amener à son public des légendes de la scène en innovant et en étant à l'affût des nouvelles expressions internationales.

L’équipe de Scoop Organisation propose ainsi toute une gamme d’activités et de prestations et conçoit aussi des offres artistiques originales pour intéresser et fidéliser le public.

Mourad Mathari n’a pas manqué de remercier les partenaires locaux et internationaux du festival  tels que, entre autres, l’UBCI, la Fondation BNP Paribas, la Municipalité de la Marsa, la compagnie nationale Tunisair, l’IFT, l’Institut Culturel Italien, l’Union Européenne, l’Ambassade de France, des Etats-Unis, de l'Autriche et de Suisse en Tunisie, la Fondation Rambourg, la Fondation Pro Helvetia, le British Council, la délégation Wallonie-Bruxelles en Tunisie.

Khawla Hamed

Publié le 16/04/19 10:37

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