L'Égypte attire 700 millions de dollars d'investissements chinois pour booster son industrie solaire et le stockage d'énergie, avec deux grands projets industriels destinés à renforcer la production locale et soutenir la transition énergétique.

Des investisseurs chinois spécialisés dans les technologies de l'énergie verte vont engager 700 millions de dollars en Égypte.
Ces investissements seront réalisés à travers le fabricant industriel égyptien Kemet, qui a signé des accords avec deux groupes chinois pour la fabrication locale de batteries de stockage d'énergie et de cellules solaires, selon un communiqué publié par le Conseil des ministres égyptien.
Le premier projet prévoit la création, en partenariat avec l'entreprise technologique chinoise Cornex New Energy, d'une usine de batteries de stockage d'énergie d'un montant de 200 millions de dollars.
Le second projet, plus ambitieux, verra Kemet s'associer à Suzhou GCL Photovoltaic Technology, filiale du groupe chinois d'énergie verte Golden Concord Limited (GCL). L'accord porte sur la construction d'un complexe industriel de 500 millions de dollars dédié à la production de cellules solaires et de modules photovoltaïques en Égypte.
Lire aussi : L'Égypte franchit un cap historique avec 19 millions de touristes en 2025
S'étendant sur 280 000 mètres carrés, le site affichera une capacité de production annuelle de cinq gigawatts, grâce au transfert de technologie du groupe GCL. Le calendrier de mise en œuvre n'a toutefois pas encore été précisé.
Le secteur privé, pilier de la transition énergétique
Par ailleurs, l'objectif de ces accords est de soutenir le transfert de technologies, d'ancrer la production industrielle sur le sol égyptien et de renforcer les capacités nationales dans les équipements indispensables à l'intégration des énergies renouvelables.
Ils s'inscrivent dans une stratégie gouvernementale de modernisation du réseau électrique, encore sous tension face à la montée en puissance du solaire et de l'éolien. Le gouvernement cherche à améliorer la stabilité du réseau, à en accroître la capacité et à le préparer à absorber des volumes croissants d'électricité verte, sans fragiliser l'approvisionnement.
Le pays vise une part des énergies renouvelables portée à 42 % du mix électrique d'ici 2030, puis à 65 % à l'horizon 2040, un objectif qui suppose des investissements massifs dans les infrastructures et l'industrie locale.
Dans cette stratégie, le secteur privé est appelé à jouer un rôle central. Sa contribution au PIB devrait atteindre 11,9 % d'ici 2030, avec une croissance économique annuelle attendue entre 7,5 % et 8 %. Il représente déjà plus de 65 % de l'investissement total.
Les autorités comptent également doubler la part des investissements directs étrangers dans le PIB, pour la porter à 4,4 %, tout en visant la création de 1,5 million d'emplois, le soutien à la transition verte et 145 milliards de dollars d'exportations à moyen terme.
Jihen Mkehli
Publié le 23/01/26 08:13




