
Le géant pharmaceutique UNIMED vient de lever le voile sur ses indicateurs d'activité pour le premier trimestre 2026.
Si les chiffres témoignent d'un léger repli du volume d'affaires, ils révèlent surtout une entreprise en pleine mutation, privilégiant l'assainissement de sa santé financière et la conquête directe des marchés internationaux.
Le premier trimestre se solde par un chiffre d'affaires de 30,9 millions de dinars, marquant une baisse de 7 % par rapport à l'exercice précédent. Ce ralentissement est principalement imputable à un segment précis, à savoir la sous-traitance à l'export, qui subit une chute brutale de 42 %.
Cependant, cette baisse masque des signaux positifs qui soulignent la résilience du modèle d'UNIMED. En effet, les ventes officinales sur le marché intérieur restent solides et assurent une base de revenus stable, tandis que l'export direct, véritable moteur de croissance, progresse de 13 %.
Un bilan drastiquement allégé
Le point d'orgue de ce début d'année est sans conteste la stratégie de désendettement massif opérée par la direction. UNIMED semble avoir fait le choix de la solidité bilancielle pour préparer ses futurs cycles de croissance.
Le détail de l'endettement à court terme montre une gestion active de la trésorerie, avec 17,5 millions de dinars de crédits de gestion (-30%) et une part très résiduelle consacrée au leasing (0,8 million de dinars).
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Malgré une conjoncture de chiffre d'affaires plus étroite, UNIMED ne freine pas ses projets de modernisation. L'entreprise a injecté 656 mille dinars en investissements corporels et incorporels au cours des trois derniers mois.
En sacrifiant une partie de son volume d'affaires lié à la sous-traitance au profit d'une réduction spectaculaire de sa dette de long terme, UNIMED se repositionne comme un acteur plus agile et financièrement indépendant sur l'échiquier pharmaceutique régional.
Omar EL Oudi
Publié le 20/04/26 10:03




