L'annonce d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, accompagné d'une promesse de réouverture du détroit d'Ormuz, a fait plier les cours du pétrole.

Les prix du pétrole ont fortement reculé ce lundi 15 juin 2026 après l'annonce surprise du président américain Donald Trump d'un accord conclu avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre qui perturbe le Moyen-Orient depuis plusieurs mois.
Le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi chuté d'environ 4 %, repassant sous le seuil des 84 dollars, après avoir terminé la semaine précédente à son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois.
De son côté, le brut américain West Texas Intermediate (WTI) évoluait autour de 81 dollars le baril. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Donald Trump a annoncé qu'il autorisait " l'ouverture du détroit d'Ormuz sans droits de transit " ainsi que la levée du blocus visant les ports iraniens. " Navires du monde, démarrez vos moteurs ! ", a-t-il lancé, avant d'ajouter : " Que le pétrole coule à flots ! ".
L'annonce d'un retour progressif à la normale dans cette zone hautement stratégique a donc été accueillie comme un signal de détente par les opérateurs, qui anticipent désormais une amélioration de l'offre mondiale et un recul des tensions sur le marché pétrolier.
Un accord encore entouré de zones d'ombre
Officiellement, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a confirmé que le mémorandum d'entente entre Washington et Téhéran avait été finalisé et qu'une cérémonie officielle de signature se tiendrait vendredi à Genève, en Suisse.
Il a précisé que le texte intégral de l'accord ne serait rendu public qu'après cette signature officielle, tout en assurant que les principales revendications iraniennes avaient été intégrées au document.
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Du côté américain, le vice-président J.D. Vance a déclaré qu'il comptait " sans aucun doute " participer à la cérémonie. Il a également laissé entendre que Donald Trump pourrait faire le déplacement à Genève, même si les modalités de sa présence restent en cours de finalisation.
L'accord prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée du blocus maritime américain visant les ports iraniens. Il ouvre également une période de négociations supplémentaires de 60 jours destinée à traiter les dossiers les plus sensibles, notamment le programme nucléaire iranien, les sanctions économiques et le sort des stocks d'uranium enrichi.
L'après-guerre s'annonce complexe
Pour autant, si cette percée diplomatique constitue une excellente nouvelle pour les producteurs du Golfe, les compagnies maritimes et les pays fortement dépendants des importations énergétiques, plusieurs obstacles techniques et sécuritaires devront encore être levés avant un retour complet à la normale.
La sécurisation du détroit d'Ormuz figure parmi les principaux défis. Les opérations de déminage, la vérification des couloirs de navigation ainsi que la clarification des futures modalités de contrôle des navires transitant dans la zone seront déterminantes pour restaurer la confiance des armateurs et des assureurs.
Plusieurs analystes soulignent ainsi que l'impact réel de l'accord sur le marché pétrolier dépendra moins de sa signature que de sa mise en œuvre effective dans les semaines à venir.
Jihen Mkehli
Publié le 15/06/26 08:54




