La Manufacture de Panneaux Bois du Sud (MPBS) affiche une dynamique commerciale soutenue à fin septembre, portée par le marché local. Mais son endettement atteint 61,4 millions de dinars, contre 21,3 millions un an plus tôt.
Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d'affaires cumulé de la société sfaxienne s'élève à 86,3 millions de dinars (MDT), contre 73,6 MDT à la même période de 2025, soit une progression de 17,3 %. Sur le seul troisième trimestre, les ventes atteignent 28,9 MDT, en hausse de 8,8 % sur un an.
Le marché local fait l'essentiel du travail. Ses ventes cumulées s'établissent à 83,8 MDT (+21,3 %), dont 26,3 MDT au troisième trimestre (+6,8 %). La production suit le même rythme avec 88,5 MDT sur neuf mois (+21 %), et 29,2 MDT sur le trimestre (+15,8 %).
Au niveau consolidé, les sociétés du groupe MPBS ont réalisé des revenus de 154,8 MDT sur les neuf premiers mois, contre 130,2 MDT un an plus tôt, soit une amélioration de 18,9 %.
L'export redémarre après une longue interruption
À l'export, le bilan est plus contrasté. Le chiffre d'affaires du troisième trimestre atteint 2,5 MDT, en croissance de 33,7 % par rapport au même trimestre de 2025. Sur neuf mois, il reste toutefois inférieur de 43,9 % au niveau de l'an dernier, à 2,5 MDT contre 4,5 MDT.
La société explique ce retard par des autorisations administratives requises dans le pays de destination : les livraisons n'ont repris qu'en juillet 2026. Presque tout l'export de l'année a donc été réalisé en un seul trimestre.
Les investissements corporels et incorporels cumulés atteignent 3,2 MDT à fin septembre, contre 1,3 MDT un an plus tôt (+150,8 %). Ils sont consacrés principalement à l'outil de production.
L'endettement, point de vigilance
C'est le chiffre le plus marquant. L'endettement global grimpe à 61,4 MDT au 30 septembre 2026, soit +187,8 % sur un an et près du double des 30,9 MDT enregistrés fin 2025.
Cette hausse vient presque exclusivement des financements à court terme (découverts, escompte, etc.), qui passent de 15,2 MDT à 57,5 MDT, soit près de 94 % de la dette totale. À l'inverse, la dette à long et moyen terme recule de 43,9 %, à 2,3 MDT, et les emprunts à moins d'un an baissent de 19,3 %, à 1,6 MDT.
La direction invoque la croissance de l'activité et une hausse " conjoncturelle " des stocks. Cette stratégie vise, selon elle, à garantir la disponibilité des produits dans un marché d'approvisionnement perturbé.
Omar EL Oudi
Publié le 21/10/26 09:09




