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L’indice mondial des prix alimentaires atteint un sommet en trois ans

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L'indice mondial des prix alimentaires s'établit désormais à 131,1 points. Selon les dernières données de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), cet indicateur enregistre une progression de 0,6 % au mois de juillet.

Il s'agit du niveau le plus élevé observé depuis plus de trois ans, reflétant la pression croissante qui pèse sur l'approvisionnement global. Cette hausse est tirée par plusieurs produits de base, à savoir le blé (+5,8 %) le sucre (+5,6 %) et les huiles végétales (+2 %).

Deux facteurs principaux expliquent cette flambée. D'une part, des vagues de chaleur intense ont frappé les principales régions productrices. D'autre part, la demande de matières premières destinées à la production de biocarburants continue d'augmenter, ce qui réduit la part réservée à l'alimentation humaine.

 

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En parallèle, les tensions géopolitiques aggravent les coûts de production. Le conflit dans le Golfe perturbe directement le transport des engrais à travers le détroit d'Ormuz, entraînant une hausse significative du coût des intrants pour les exploitants agricoles à l'échelle mondiale.

Des facteurs de risque sous haute surveillance

La situation demeure extrêmement fragile, comme le souligne Monika Tothova, économiste principale à la FAO. Si les séquelles de la guerre en Ukraine se font encore sentir sur la production nationale, c'est la logistique maritime qui inquiète à nouveau.

" La récente escalade des attaques en mer Noire a suscité des inquiétudes quant à la capacité de transporter des marchandises à travers la région, affectant à la fois l'Ukraine et la Fédération de Russie ", explique-t-elle, pointant la nervosité des marchés face à la continuité des expéditions.

À ces incertitudes s'ajoute la menace climatique incarnée par le phénomène El Niño. Généralement associé à une baisse des précipitations en Asie, il pourrait fragiliser davantage les récoltes de sucre, de riz et d'huiles végétales. " L'impact d'El Niño est actuellement considéré comme un facteur de risque qui nécessite une surveillance étroite ", avertit Monika Tothova.

Face à cette combinaison d'aléas météorologiques et de conflits stratégiques, la FAO tire la sonnette d'alarme et prévient que l'instabilité sur le marché alimentaire mondial pourrait s'intensifier au cours des prochains mois.

O.E.O

 

Publié le 10/08/26 12:07

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