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Les levées de fonds des startups africaines chutent à leur plus bas niveau depuis mars 2025

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Les levées de fonds des startups africaines ont fortement ralenti en avril 2026, dans un contexte où les modes de financement évoluent vers un recours plus important à la dette.

 

 

Les levées de fonds des startups africaines ont reculé en avril 2026, chutant à leur plus bas niveau depuis plus d'un an.

Selon les données de la plateforme Africa: The Big Deal, les startups du continent ont levé 110 millions de dollars le mois dernier, à travers 32 opérations supérieures à 100 000 dollars. Ces montants incluent les prises de participation, les emprunts et les subventions, hors cessions.

Il s'agit du niveau mensuel le plus faible depuis mars 2025. Toutefois, la plateforme souligne une légère reprise de l'activité par rapport au mois de mars, qui n'avait enregistré que 22 opérations. Ce rebond reste néanmoins en dessous de la moyenne des douze derniers mois, estimée à 46 opérations mensuelles.

Sur l'ensemble de l'année 2026, les levées de fonds des startups africaines atteignent 708 millions de dollars, réparties sur 124 opérations dépassant 100 000 dollars. Les financements se partagent presque équitablement entre les fonds propres, à hauteur de 364 millions de dollars, et la dette, qui représente 340 millions de dollars.

Moins de levées de fonds, plus de recours à l'endettement

Si le montant total levé en avril reste inférieur à celui de mars, la structure du financement, elle, évolue sensiblement. Les capitaux propres ont représenté une part plus importante des opérations, avec 74 millions de dollars levés sous forme d'equity, contre 36 millions de dollars de dette.

À titre de comparaison, en mars, la dette dominait largement, avec 96 millions de dollars, contre seulement 55 millions de dollars en fonds propres.

Selon Africa: The Big Deal, quelques opérations concentrent, comme souvent, une part significative du total mensuel, ce qui confirme la forte dépendance du marché à un nombre limité de transactions de grande taille.

Sur le plan géographique, les pays les plus actifs en avril restent l'Égypte, le Nigeria, le Kenya et l'Éthiopie, avec également une activité portée par des plateformes régionales comme Gozem en Afrique de l'Ouest. En Égypte, la fintech Lucky s'est notamment distinguée avec une levée de 23 millions de dollars en série B, illustrant le poids croissant du pays dans l'écosystème africain de la tech.

La plateforme souligne toutefois une tendance de fond qui se confirme depuis le début de l'année. L'accès au financement devient plus difficile pour de nombreuses startups africaines, avec un nombre plus restreint d'entreprises parvenant à lever des fonds.

Dans ce contexte, celles qui réussissent à sécuriser des financements ont de plus en plus recours à la dette, plutôt qu'aux levées en fonds propres, afin de maintenir leur niveau de ressources et de poursuivre leur développement.

Jihen Mkehli

 

Publié le 13/05/26 07:34

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