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Le FMI prévoit une croissance économique de 3,8% pour l’Algérie en 2026

Le FMI maintient une perspective de croissance solide pour l'Algérie en 2026. L'institution prévoit une progression de 3,8% du PIB.

 

 

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance réelle de 3,8% de l'économie algérienne en 2026, après 3,9% en 2025, portée principalement par la progression des activités hors hydrocarbures et la hausse attendue des recettes énergétiques.

À moyen terme, le fonds prévoit un ralentissement progressif de la croissance, à 3,1% en 2027 puis autour de 3% à partir de 2028.

Dans ses conclusions des consultations au titre de l'article IV, achevées le 11 septembre et publiées le 21 septembre, le FMI table sur une croissance de 4% du secteur hors hydrocarbures et de 2,7% des hydrocarbures. En 2025, ces deux segments avaient progressé respectivement de 4,3% et 1,3%.

 

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La hausse des cours des hydrocarbures devrait soutenir les exportations et les recettes publiques. Le FMI prévoit ainsi une valeur unitaire à l'exportation du pétrole brut de 92,6 dollars le baril en 2026, contre 69,4 dollars en 2025, avant un reflux à 82,4 dollars en 2027.

Le Fonds souligne toutefois que l'économie reste exposée à une éventuelle baisse des prix de l'énergie.

Les déficits réduisent les marges de manœuvre

Le FMI pointe surtout la situation des finances publiques. Malgré une amélioration du déficit budgétaire en 2025, celui-ci demeure élevé. Le Fonds estime qu'il atteindra encore 9,6% du PIB en 2026, avant de se creuser à 10,2% en 2027. La dette brute des administrations publiques passerait ainsi de 52,1% du PIB en 2025 à 53,2% en 2026, puis à 60,4% en 2027.

Le financement de l'État par la banque centrale devrait également se poursuivre en 2026. Pour le FMI, cette situation traduit l'érosion des marges de manœuvre budgétaires et appelle à une consolidation progressive et crédible des finances publiques.

Parallèlement, le déficit courant devrait toutefois se réduire à 1,9% du PIB en 2026, contre 8,9% en 2025, grâce notamment à la hausse des recettes d'hydrocarbures et au ralentissement attendu des importations. Les réserves officielles brutes devraient néanmoins passer de 51 milliards de dollars en 2025 à 46,5 milliards en 2026.

L'inflation repart après une période de baisse

L'évolution des prix constitue également un point de vigilance. Après une inflation de -2% en septembre 2025, celle-ci est remontée à 5,2% en avril 2026, sous l'effet notamment de la fin de la baisse des prix alimentaires et de la forte hausse du prix de l'or. Le FMI prévoit une inflation moyenne de 5,5% en 2026, avant un ralentissement à 3,5% en 2027.

L'institution estime que la politique monétaire devra être resserrée si les tensions inflationnistes deviennent plus généralisées. Elle recommande également de renforcer le cadre monétaire et de limiter le financement de l'État par la banque centrale aux circonstances exceptionnelles.

Par ailleurs, le FMI insiste sur la nécessité d'approfondir les réformes structurelles. L'institution salue les efforts de diversification engagés par l'Algérie ainsi que son retrait de la liste grise du GAFI, mais estime que ces avancées doivent s'accompagner de réformes destinées à favoriser une croissance davantage portée par le secteur privé.

Jihen Mkehli 

 

Publié le 23/09/26 13:51

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