La hausse des cours internationaux de l'énergie continue de peser sur les comptes extérieurs de la Tunisie.
Dans son dernier communiqué, la Banque centrale de Tunisie (BCT) relève que cette évolution a fragilisé davantage les équilibres externes du pays au cours des huit premiers mois de l'année.
Les importations énergétiques se sont élevées à 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards un an plus tôt. Cela représente un surcoût de 2,5 milliards de dinars, soit une progression d'environ 28 % en un an.
Pour un pays qui dépend largement de ses achats d'énergie à l'étranger, cette envolée se répercute directement sur les échanges commerciaux.
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Cet alourdissement de la facture a contribué à la détérioration de la balance commerciale, et par ricochet au creusement du déficit courant.
Celui-ci s'est établi à 4.694 millions de dinars (MDT), soit 2,5 % du produit intérieur brut (PIB), sur les huit premiers mois de 2026. Un an auparavant, sur la même période, il atteignait 2.724 MDT, soit 1,6 % du PIB.
Un écart de près de deux milliards de dinars
En un an, le déficit courant s'est ainsi aggravé de près de 1,97 milliard de dinars, soit une hausse d'environ 72 %. En proportion du PIB, il a progressé de 0,9 point.
Ces chiffres illustrent la sensibilité de l'économie tunisienne aux fluctuations des marchés énergétiques mondiaux, qui constituent l'un des principaux facteurs de pression sur ses équilibres extérieurs.
Omar EL Oudi
Publié le 08/10/26 12:24




