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Le baril de Brent se stabilise autour de 79 dollars

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Les cours pétrolifères sont en baisse avec un baril de Brent qui se situe en-dessous de 80 dollars le baril. La chute des prix du pétrole s'explique par l'éventuelle utilisation des réserves de pétrole japonaises, selon l'annonce du Premier ministre nippon, Fumio Kishida.

Actuellement, le baril de Brent s'établit à 79,30 dollars à la bourse de Londres alors que les 159 litres de la référence américaine, le West Intermediate Texas (WTI), s'échangent contre 76,44 dollars.

Le Japon pourrait avoir recours à ses réserves stratégiques afin de faire baisser les prix. Le pays du Soleil-Levant s'aligne sur la position des États-Unis, qui appelle les principaux consommateurs de pétrole à libérer leurs réserves pour contrer l'appréciation des prix de l'or noir. Le Japon a auparavant déployé cette mesure pour faire face à des catastrophes naturelles et à des risques géopolitiques. Le fait de puiser dans les réserves stratégiques d'or noir est une réponse au refus des pays de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) qui refusent d'augmenter leur production afin de faire baisser les prix.

La demande des pays d'alléger les coupes de production traduit la frustration à l'égard de l'OPEP, qui refuse les demandes de Washington. L'Administration Biden est confrontée à une inflation liée notamment à l'énergie, ce qui pourrait altérer la position du président américain, Joe Biden, dans les sondages. Il convient de souligner que le président américain, Joe Biden, se prépare aux élections de mi-mandat de novembre 2022.

Il est à souligner que les prix du pétrole suivaient déjà une tendance baissière au terme de la semaine dernière, au vu de l'évolution de la situation épidémiologique dans certains pays comme l'Espagne. En effet, vendredi, le pétrole de Brent a clôturé à 77,69 dollars alors que le WTI est tombé à 75,64 dollars.

Par ailleurs, les cours des deux références ont atteint leur plus bas depuis le 1er octobre. En effet, ils ont reculé de 3%, vendredi, diminuant pour la quatrième semaine consécutive pour la première fois depuis mars 2020. La volatilité des prix s'explique également par les craintes d'une demande européenne excessive sur fond de crise énergétique et d'explosion des prix de l'énergie.

Il sied de noter que les États-Unis et leurs alliés avaient procédé à des libérations de réserves stratégiques de pétrole, en 2011, lorsque les approvisionnements ont été affectés par la guerre civile en Libye. Toujours est-il que les répercussions devraient être plus grandes puisque la Chine, plus grand importateur de brut au monde, a lancé au mois de septembre une première vente aux enchères publique de réserves de pétrole brut de l'État à un groupe de raffineurs nationaux afin de stabiliser les prix.

Mariem Ben Yahia

Publié le 22/11/21 10:48

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