La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) vient de publier ses indicateurs d'activité relatifs au deuxième trimestre et au premier semestre 2026. La première institution bancaire privée du pays confirme sa résilience, portée par une hausse soutenue de la collecte des dépôts et une rentabilité préservée.

Au terme des six premiers mois de l'exercice 2026, la BIAT affiche un Produit Net Bancaire (PNB) de 802,7 millions de dinars (MD), marquant une progression de 1,9 % par rapport aux 788,1 MD enregistrés au 30 juin 2025. Sur le seul second trimestre 2026, le PNB s'est établi à 404,2 MD.
La décomposition du PNB souligne une stratégie d'activité diversifiée et équilibrée. Premier contributeur au PNB avec 399,5 MD, les revenus du portefeuille-titres et opérations financières représentent 49,8 % du total.
La marge d'intérêts totalise 258,4 MD (soit 32,2 % du PNB), résultant de produits d'intérêts de 724,7 MD et de charges d'intérêts de 466,3 MD. Quant à la marge sur commissions, elle génère 144,9 MD (soit 18 % du PNB), en augmentation par rapport aux 134,5 MD du premier semestre de 2025.
Franchissement du cap des 23 milliards de dinars de dépôts
L'élément le plus marquant du premier semestre réside dans la performance de collecte de la banque. Les encours de dépôts ont franchi un palier historique en s'établissant à 23.022 MD au 30 juin 2026, enregistrant une forte progression de 9,9 % (+2.072 MD sur 12 mois).
▐ Lire aussi : Le PNB de la BIAT frôle les 400 millions de dinars au premier trimestre 2026
Cette hausse des ressources est principalement tirée par les dépôts d'épargne (+10,3 % à 5.919 MD) et les dépôts à vue (+9,4 % à 10.740 MD).
Maintien du soutien à l'économie et maîtrise des coûts
Les crédits nets à la clientèle se sont élevés à 13.203 MD, en légère hausse de 1,4 %, illustrant une politique d'octroi ciblée et prudente dans un environnement économique sélectif.
Par ailleurs, les charges opératoires atteignent 372,3 MD (+5 %), portant le coefficient d'exploitation à 46,4 % (contre 45 % au premier semestre 2025). La hausse s'explique notamment par l'augmentation des frais de personnel (221,5 MD) et la poursuite des investissements de modernisation.
Omar EL Oudi
Publié le 22/07/26 11:58




