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Transition énergétique : La Tunisie, deuxième pays africain le plus performant en 2026

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Classée deuxième pays africain le plus performant en matière de transition énergétique en 2026, la Tunisie est saluée pour la solidité relative de son système énergétique.

 

 

Le Forum économique mondial (WEF) a publié son Indice de transition énergétique 2026, qui évalue la performance actuelle des systèmes énergétiques à l'échelle mondiale ainsi que leur capacité à évoluer vers des modèles plus durables.

L'étude couvre 120 pays, sélectionnés sur la base de la disponibilité et de la cohérence des données. Le classement repose sur 44 indicateurs, articulés autour de trois grandes dimensions de performance : la sécurité énergétique, la durabilité environnementale et l'équité d'accès à l'énergie.

L'indice mesure également le niveau de préparation des pays à la transition énergétique. Cette évaluation s'appuie sur cinq piliers essentiels : la qualité du cadre réglementaire et de l'engagement politique, la capacité de financement et d'investissement, le niveau d'innovation, l'état des infrastructures énergétiques, ainsi que le développement de l'éducation et du capital humain.

La Tunisie, 2ème en Afrique dans la transition énergétique

La Tunisie se classe au 62e rang mondial sur 120 pays dans l'édition 2026, avec un score global de 56 points. Elle obtient un score de 62,4 pour la performance du système énergétique, contre 46,3 pour la préparation à la transition énergétique (transition readiness).

À l'échelle africaine, la Tunisie se positionne comme le deuxième pays le plus performant dans la transition énergétique, derrière la Namibie.

La Tunisie s'appuie sur une performance relativement solide de son système énergétique actuel, marquée notamment par un accès quasi généralisé à l'électricité et une stabilité globale de l'approvisionnement. Le pays dispose également d'un réseau énergétique structuré, encore largement dépendant des hydrocarbures mais progressivement ouvert aux énergies renouvelables, en particulier le solaire.

 

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En revanche, le niveau plus faible de préparation à la transition reflète des limites structurelles dans l'accélération du changement énergétique. Selon les critères du WEF, cette dimension dépend du cadre réglementaire et politique, des capacités d'investissement, des infrastructures, de l'innovation et du capital humain.

Sur ces plans, la Tunisie fait face à plusieurs contraintes, notamment en matière de financement des projets, de modernisation des infrastructures et de déploiement à grande échelle des énergies propres.

La Namibie, leader africain de la transition énergétique

En Afrique, la Namibie occupe la première place continentale et se classe 61e au niveau mondial, avec un score global de 56,2 points. Cela s'explique par une combinaison relativement équilibrée entre la performance de son système énergétique et ses efforts de préparation à la transition, notamment dans le développement des énergies renouvelables et la structuration de son cadre énergétique.

La Tunisie arrive juste derrière, suivie par le Gabon (66e), l'Afrique du Sud (69e) et le Maroc (72e). Le top 10 africain est complété par l'île Maurice (73e), le Cameroun (78e), le Nigéria (80e), l'Égypte (84e) et le Ghana (85e).

À l'échelle régionale, l'indice souligne par ailleurs que l'Afrique subsaharienne enregistre la progression la plus rapide dans l'édition 2026, avec un score moyen de 50,10 points, en hausse de 1,2 % sur un an.

Une domination durable de l'Europe du Nord

Dans le monde, la Suède conserve la première place mondiale en matière de transition énergétique pour la troisième année consécutive. Ce leadership repose sur un engagement politique de long terme, une stratégie énergétique cohérente et des infrastructures fortement développées, ainsi qu'un mix énergétique largement dominé par les énergies renouvelables et l'hydroélectricité, complété par une forte intégration de solutions bas carbone.

Elle est suivie par la Finlande, le Danemark, l'Estonie et la Norvège. Ces économies se distinguent par une capacité élevée à concilier sécurité énergétique, durabilité environnementale et préparation avancée à la transition.

L'Europe de l'Ouest, représentée notamment par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, occupe un rang solide. Ces pays disposent d'un système énergétique relativement performant et diversifié, mais leur progression est freinée par des arbitrages énergétiques plus complexes, liés notamment à la dépendance à certaines sources conventionnelles, à des rythmes d'investissement variables dans les renouvelables et à des défis d'adaptation des infrastructures existantes.

Jihen Mkehli

 

Publié le 22/06/26 14:30

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