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Economie sociale et solidaire : LAB'ESS évoque les débuts d'une structuration

ISIN : TN0002400505 - Ticker : UBCI
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« Oui à la finance solidaire en Tunisie ». Tel est le thème de la conférence de ce vendredi 9 mars 2018 organisée conjointement par le Laboratoire de l’économie sociale et solidaire LAB‘ESS, l'Union bancaire pour le commerce et l'industrie (UBCI), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD Tunisie) et l'agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ).

L’événement qui s’est tenu à l’hôtel Novotel, au centre-ville, a été l’occasion de présenter les résultats d’une étude stratégique portant sur la structuration du secteur de l’Economie sociale et solidaire (ESS) en Tunisie. Une étude comportant 40 recommandations réalisée par des juristes, avec l’aide de l’UGTT pour le compte du gouvernement. Près de 150 participants étaient présents dont un grand nombre d’acteurs de l’ESS en Tunisie, d’entrepreneurs sociaux, de représentants des ministères et de la Caisse des dépôts et Consignations (CDC), des membres de l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche (UTAP) et des administrations locales. 

Etat des lieux de l’Economie sociale et solidaire en Tunisie

« Un secteur morcelé et éparpillé entre initiatives des ministères, des ONG et des acteurs de l’ESS eux-mêmes » a déclaré Akram Belhaj, juriste qui a contribué à l’élaboration de l’étude.

Le premier panel d’intervenants était composé de représentants de l’UBCI, de l’agence de microfinancement Taysir Microfinance et de l’Association Initiative Tunisie.

Akram Belhaj a rapporté que l’étude dont il s’agit est la première en son genre. Il a évoqué 3 axes principaux qui ont servi de bases pour l’élaboration de l’étude : le contrat social conclu en 2013 entre l’UGTT et l’UTICA, le plan de développement 2016-2020 et l’Accord de Carthage. Il a critiqué le manque de clarté des définitions de l’ESS Tunisienne et de l’entreprenariat social mais aussi l’absence de cadres juridique et institutionnel régissant ce secteur.

« Il n’y pas non plus de statistiques fiables ni de financement dédié à ce secteur, la contribution de l’ESS au PIB Tunisie est donc négligeable » a-t-il déclaré. Le juriste a conclu qu’il fallait voter une loi organique cadre pour fonder l’ESS en Tunisie tout en érigeant un système de formation et de financement grâce à des mesures sectorielles.

La possibilité de la mise en place d’un ministère de l’ESS ou d’une haute autorité rattachée au gouvernement et régissant l’ESS en Tunisie a été discutée.

Pour sa part, Mme Yosr Hachich, responsable RSE au sein de l'UBCI, a annoncé qu’un projet pilote a été élaboré pour la promotion de l’entreprise sociale et l’identification des entrepreneurs sociaux parmi les clients de la banque.

L’exemple français en matière de structuration de l’ESS

La seconde partie de la conférence a réuni des représentants de l’AFD, de la coopérative de finances solidaires NEF, de l’Association Finansol, de la société de Solidarité internationale pour le développement et l’investissement SIDI et du réseau associatif France Active. Les intervenants ont évoqué leurs propres expériences, initiatives et politiques dans le secteur de l’ESS en France. Durant leur speech, ils ont présenté « de nouveaux outils pour financer des projets à plus fort impact social et influencer les organismes locaux ».

Les retombées de la loi Hamon régissant l’ESS en France et promulguée en 2014 ont également été évoquées par les représentants de l’AFD pour donner une idée de la manière dont est structuré le secteur de l’ESS en France.

Vous pouvez télécharger le contenu intégral de l’étude en cliquant ici.

K.H

Publié le 09/03/18 16:11

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