
La BH BANK a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. L'activité commerciale reste solide mais les résultats témoignent de tensions plus marquées sur la qualité des actifs et le coût du risque.
Quasi-doublement de l'effort net de provisionnement
Sur les six premiers mois de 2026, les dotations aux provisions ont atteint 146,7 millions de dinars, contre 79,7 millions de dinars un an plus tôt (base retraitée), soit une hausse de près de 84 %. Cette accélération traduit un renforcement délibéré de la couverture des risques de crédit.
L'effort ne se limite pas aux engagements clientèle. La banque a également doté 11,5 millions de dinars de provisions sur son portefeuille d'investissement, contre 7,5 millions un an auparavant.
Par ailleurs, les commissaires aux comptes signalent que la banque a renforcé, au cours de la période, la couverture de l'une de ses deux relations les plus sensibles, dont les expositions nettes s'élèvent respectivement à 105 et 72 millions de dinars, par la constitution de provisions complémentaires de 50 millions de dinars.
Un coût du risque qui pèse directement sur le résultat
Cet effort de provisionnement explique en grande partie la contraction du résultat net semestriel, qui recule à 15,2 millions de dinars contre 54,4 millions à fin juin 2025, malgré un produit net bancaire en légère hausse (345,7 millions de dinars contre 318,1 millions sur une base retraitée).
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L'ampleur de l'effort consenti au premier semestre 2026 (quasi doublement des dotations nettes, renforcement ciblé sur les dossiers sensibles, extension aux provisions collectives et au portefeuille-titres) témoigne d'une volonté de la direction de la BH Bank de sécuriser son bilan face à la persistance de risques structurels sur son portefeuille de crédits, quitte à absorber un coût significatif sur la rentabilité de court terme.
Une assise bilancielle renforcée
Le total du bilan de la banque atteint 15.361 millions de dinars (MD) au 30 juin 2026, contre 15.245 MD à fin décembre 2025, soit une progression modérée sur le semestre.
Cette croissance est notamment portée par la collecte de dépôts qui s'établissent à 10.209 MD, en hausse par rapport aux 10.028 MD de fin 2025, tirés en particulier par les comptes d'épargne (4.341 MD) et les dépôts à vue (2.919 MD).
Du côté des emplois, les créances sur la clientèle progressent légèrement pour atteindre 10.350 MD (contre 10.318 MD à fin 2025), sur un encours brut de 12.389 MD.
Omar EL Oudi
Publié le 18/09/26 17:37




