Désormais, en Algérie, tout montant supérieur à 1.000 euros doit être déclaré à l'entrée comme à la sortie, avec justificatif bancaire à l'appui, sous peine de sanctions.
En Algérie, la loi de finances 2026 introduit de nouvelles règles de contrôle concernant les devises transportées par les voyageurs non-résidents, y compris les Algériens vivant à l'étranger.
Jusqu'à présent, la diaspora déclarait ses devises à son arrivée en Algérie, sans avoir à justifier leur utilisation lors du départ, et ce, reste inchangée à l'entrée sur le territoire. Mais à la sortie les règles deviennent plus strictes.
Le nouvel article 129 de la loi de finances 2026 modifie l'article 72 de la loi de finances de 2016. Dorénavant, tout voyageur transportant plus de 1.000 euros (ou son équivalent en devises) doit le déclarer auprès des services des douanes, à l'entrée comme à la sortie du pays.
À l'issue du séjour, le voyageur devra désormais présenter un document bancaire attestant des opérations de change effectuées pendant son séjour. À défaut, il s'expose à des sanctions prévues par la législation en vigueur.
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Le texte précise : " À la sortie du territoire national, le voyageur non-résident est tenu de présenter aux services des douanes le justificatif des opérations de change, d'une partie ou de la totalité de la somme déclarée lors de son entrée sur le territoire, effectuées durant son séjour en Algérie. Tout contrevenant est puni conformément à la législation en vigueur. "
Un coup dur pour le marché parallèle des devises
La nouvelle obligation concerne tous les moyens de paiement : billets et pièces de monnaie, effets de commerce, valeurs et titres de créance négociables ou endossables, ainsi que métaux précieux et pierres précieuses.
Concrètement, tout recours au marché parallèle devient risqué. Un membre de la diaspora qui échange ses devises en dehors du circuit bancaire officiel ne pourra pas fournir de justificatif à la douane. En cas de contrôle, il s'expose à des sanctions prévues par la législation en vigueur.
La nouvellle loi verrouille l'accès au marché noir pour les Algériens de l'étranger et les touristes. Elle oblige désormais à passer par les guichets officiels, même si le taux de change y reste nettement moins avantageux. Pour les autorités, l'objectif principal est de limiter l'alimentation du marché parallèle des devises.
Jusqu'ici habitués à utiliser le marché parallèle pour maximiser la valeur de leurs devises, les membres de la diaspora et les voyageurs internationaux devront désormais choisir : se conformer au circuit officiel ou s'exposer à des sanctions. Les transferts familiaux, souvent effectués en liquide, risquent d'en pâtir directement.
Jihen Mkehli
Publié le 09/01/26 09:09




