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Turquie : La banque centrale maintient ses taux pour la cinquième fois consécutive

Face à une inflation qui ralentit mais reste élevée, la Banque centrale de Turquie a décidé de maintenir son taux directeur à 37 % pour la cinquième fois consécutive.

 

 

Réuni jeudi 10 septembre 2026 , la Banque centrale de Turquie a laissé inchangé son taux de refinancement à une semaine à 37 %. Il a également maintenu son taux de prêt au jour le jour à 40 % et son taux d'emprunt au jour le jour à 35,5 %.

Cette décision prolonge la pause observée depuis janvier, lorsque la Banque centrale avait abaissé son taux directeur de 38 % à 37 %. Depuis, elle a préféré maintenir ses taux inchangés, alors que l'inflation continue de ralentir, mais reste élevée. 

La hausse des prix de l'énergie et les incertitudes liées à la situation au Moyen-Orient incitent également l'institution à la prudence, et limitent pour l'instant la marge pour de nouvelles baisses de taux.

Les prix de l'énergie entretiennent les incertitudes

La décision intervient alors que l'inflation turque a continué de ralentir en août. La banque centrale souligne néanmoins que le rythme de la désinflation reste lent et que les évolutions des prix de l'énergie constituent toujours un risque pour les perspectives d'inflation.

 

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La hausse des cours de l'énergie est particulièrement sensible pour la Turquie, fortement dépendante des importations. Le pays importait environ 71 % de l'énergie qu'il consommait en 2024, ce qui l'exposait directement aux fluctuations des prix du pétrole et du gaz.

La banque centrale estime que ces évolutions peuvent affecter les perspectives d'inflation à travers les coûts, l'activité économique et les anticipations.

La banque centrale relève sa prévision d'inflation

La décision de la Banque centrale s'explique également par ses propres perspectives d'inflation. En août, elle a relevé sa prévision d'inflation pour la fin de 2026 à 28 %, contre 26 % auparavant, tout en maintenant son objectif intermédiaire à 24 %.

L'institution estime toutefois que la demande intérieure reste faible et que la transmission de la hausse des coûts de l'énergie vers les prix domestiques demeure pour l'instant limitée. Cette faiblesse de la demande pourrait offrir une marge de manœuvre pour reprendre progressivement l'assouplissement monétaire si les pressions inflationnistes continuent de diminuer.

Après avoir abaissé son taux directeur à 37 % en janvier, la banque centrale a donc choisi de privilégier la prudence. La poursuite de la désinflation, l'évolution des prix de l'énergie et les effets des tensions géopolitiques devraient rester déterminants pour ses prochaines décisions de politique monétaire.

Jihen Mkehli

 

Publié le 11/09/26 08:05

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