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Indice de liberté économique : La Tunisie classée 125e mondiale en 2026

Entreprendre, investir et échanger librement : en Tunisie, ces libertés restent confrontées au poids de l'État, aux contraintes réglementaires et aux faiblesses de la protection des droits de propriété. Des obstacles qui pèsent sur l'environnement des affaires et que le rapport " Liberté économique dans le monde 2026 " de l'Institut Fraser permet de mesurer.

 

 

Publié le 6 octobre 2026 par l'Institut Fraser, le rapport annuel " Liberté économique dans le monde 2026 " définit la liberté économique comme la capacité des individus à faire leurs propres choix, à échanger librement et à disposer de leurs biens. 

Il mesure ce niveau de liberté dans 165 économies à travers cinq catégories d'indicateurs : la taille du gouvernement, le système juridique et les droits de propriété, la monnaie saine, la liberté du commerce international et la réglementation.

Le rapport 2026 s'appuie sur les données de 2024, dernière année pour laquelle des données comparables étaient disponibles pour les 165 économies étudiées.

Tunisie : Une liberté économique presque inchangée

En matière de liberté économique, la Tunisie évolue peu d'une année à l'autre. Dans l'édition 2026 du rapport de l'Institut Fraser, elle se classe au 125e rang sur 165 pays, contre la 124e place en 2025. 

Son score passe à peine de 5,88 à 5,89 sur 10, soit une progression de 0,17 %. Une amélioration marginale qui ne modifie pratiquement pas sa position dans le classement mondial.

 

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À l'échelle africaine, la Tunisie occupe le 30e rang parmi les 50 pays évalués. Elle se situe ainsi dans le quatrième quartile du classement, qui regroupe les économies les moins bien positionnées en matière de liberté économique.

Dans le détail, la meilleure note du pays revient à la catégorie " monnaie saine ", avec 7,41 sur 10. Celle-ci porte notamment sur la stabilité des prix, la maîtrise de l'inflation et la fiabilité de la monnaie. La liberté du commerce international suit avec 6,73, reflétant les conditions d'accès aux marchés étrangers et les obstacles aux échanges.

La réglementation obtient un score de 5,48, tandis que la taille du gouvernement atteint 5,29. Cette dernière catégorie prend notamment en compte les dépenses publiques, la fiscalité et la place occupée par l'État dans l'économie.

Le système juridique et les droits de propriété ferment la marche, avec seulement 4,53 sur 10. Cette note concerne notamment la protection des biens, l'application des contrats et le fonctionnement des institutions judiciaires. Elle constitue le principal point faible de la Tunisie dans cette évaluation, loin de son résultat en matière de stabilité monétaire.

Un top 10 africain dominé par l'Est

À l'échelle africaine, Maurice arrive en tête du classement, avec un score de 7,97 sur 10, qui lui vaut la 9e place mondiale. L'île de l'océan Indien se distingue notamment par ses résultats en matière de stabilité monétaire, avec une note de 9,06, et de liberté du commerce international, où elle obtient 8,76.

Les Seychelles occupent la deuxième place africaine et le 35e rang mondial, devant le Cap-Vert (42e), la Gambie (68e), le Botswana (70e), le Rwanda (76e), l'Ouganda (78e), le Kenya (85e) et l'Afrique du Sud (87e). Le Maroc complète le top 10 continental, à la 91e place mondiale.

En Afrique du Nord, le Maroc est ainsi le seul pays de la sous-région à figurer parmi les 100 premières économies du classement mondial. Les autres pays se situent nettement plus bas. La Tunisie occupe la 125e place, tandis que l'Égypte se classe 157e, l'Algérie 159e et la Libye 162e. 

Les économies les plus libres et les moins libres au monde

À l'échelle mondiale, Hong Kong conserve la première place des économies les plus libres, avec un score de 8,53 sur 10. Le territoire se distingue notamment par sa grande ouverture aux échanges internationaux, avec une note de 9,66 dans cette catégorie, ainsi que par un environnement réglementaire favorable à l'activité économique.

La Suisse occupe la deuxième place, avec 8,45 points, suivie de Singapour (8,43), de la Nouvelle-Zélande (8,38) et des États-Unis (8,21). L'Irlande, le Danemark, l'Australie, Maurice et la Finlande complètent le groupe de tête.

Ces économies se caractérisent par des degrés élevés d'ouverture commerciale, des cadres institutionnels relativement solides et des conditions favorables aux échanges et à l'activité des entreprises, même si leurs performances varient selon les critères retenus par l'Institut Fraser.

En bas de la liste, le Venezuela ferme la marche, précédé du Zimbabwe, du Soudan, de la Libye et du Myanmar parmi les économies les moins bien classées.

Ces pays cumulent, à des degrés divers, des obstacles importants à l'activité économique : fragilité des institutions et de la protection des droits de propriété, restrictions aux échanges, réglementation contraignante ou instabilité monétaire.

Jihen Mkehli 

 

Publié le 21/10/26 09:49

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